Lève toi, mange, car le chemin serait trop long pour toi

Satan est plus actif qu’il ne l’a jamais été. Le « christianisme » ne l’est plus que de nom. Et nombre de ceux qui m’écrivent sont abattus, démoralisés par cette lamentable situation (qui nous a pourtant été annoncée longtemps à l’avance). A la fin des temps de la fin, beaucoup trop de chrétiens, membres de ce tout petit groupe encore et toujours fidèles à Dieu, sont démoralisés comme l’avaient été les « pèlerins d’Emmaüs »…

Ces dernières « minutes », voire toutes dernières « secondes » avant l’Enlèvement de l’Eglise sont longues, très longues, incroyablement longues, fatigantes, épuisantes, pour celles et ceux qui ont conscience de ce qui se passe vraiment autour de nous. Et pour plus d’un parmi nous la tentation est grande de s’arrêter un instant pour souffler, pour se reposer, pour fermer les yeux et dormir afin de ne plus rien voir ni entendre pendant quelques heures. Dormir, oublier… Ce serait si bon… Mais complètement incompatible avec ce que Dieu nous demande !

Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra (Matthieu 24.42)

Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour, ni l’heure (Matthieu 25.13)

Veillez et priez, afin de ne pas entrer en tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible (Matthieu 26.41)

Prenez garde, veillez et priez, car vous ne savez quand ce sera le moment (Marc 13.33)

Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la maison, le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin (Marc 13.35)

Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez (Marc 13.37)

Veillez et priez, afin de ne pas entrer en tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible (Marc 14.38)

Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l’homme (Luc 21.36)

Avant de continuer, je précise une fois de plus, mais sans m’expliquer encore une fois à ce sujet aujourd’hui, qu’il n’y a absolument aucune incompatibilité biblique entre ce que je dis au début de cet article « Ces dernières minutes, voire toutes dernières secondes avant l’Enlèvement de l’Eglise […] » et ce que notre Seigneur nous dit « vous ne savez quand ce sera le moment » ; la Bible toute entière le confirme. Ces mots, en haut de la page d’accueil du site, indiquent quelques-unes unes des pistes à suivre pour s’en assurer :

Pour la première fois de l’histoire de l’humanité l’ensemble de la quarantaine des signes majeurs, annonciateurs du retour de notre Seigneur pour l’Enlèvement de l’Eglise, est incontestablement passé de prophétie à réalité ! A chacun de les relire, puis de réfléchir à ce qui suivra bientôt…

Revenons au sujet du jour. Nous sommes presque arrivés. Presque. Ce n’est pas le moment de baisser les bras. Et pendant que j’écris ces mots, un souvenir me revient, d’une époque lointaine et sportive. Je pratiquais l’alpinisme, j’ai quelques beaux sommets à mon « palmarès », des 4.000, et une marche d’approche avait été particulièrement longue, une quinzaine d’heure avec un paquetage énorme sur le dos parce que nous partions pour quelques jours et avions des « passages » très techniques au programme. Dès le lever du soleil alors que nous étions en marche depuis déjà plus de trois heures, nous avons aperçu une première fois le refuge où nous devions passer la première nuit : à califourchon sur une barre rocheuse entre deux glaciers, il paraissait presque proche. Mais deux heures après, il était encore si proche, et si loin. Et trois heures plus tard encore, il était toujours là, de plus en plus proche, mais encore tellement loin, et nos sacs pesaient de plus en plus lourd. Et plus nous approchions, plus nos sacs (de 70 litres, pleins à craquer et toutes les « accroches externes » utilisées, info technique pour ceux qui « comprennent ») pesaient lourd ! Mais arrivés là, s’arrêter pour se reposer aurait été la pire des décisions : nous étions dans un gigantesque champs de séracs ! Il n’était donc pas question de se reposer, et c’était évident pour nous tous, c’était (littéralement) une question de vie ou de mort…

Dans le domaine spirituel dont nous parlons, nous ne pouvons pas non plus nous arrêter maintenant, et baisser les bras pour nous reposer un peu. Pas maintenant. Plus maintenant. En cas de fatigue spirituelle, nous devons prendre des forces.

Je vous propose maintenant de voir dans quel contexte nous trouvons le verset qui a donné son titre à mes réflexions du jour :

Achab rapporta à Jézabel tout ce qu’avait fait Elie, et comment il avait tué par l’épée tous les prophètes. Jézabel envoya un messager à Elie, pour lui dire : Que les dieux me fassent ceci et qu’ils ajoutent encore cela si demain, à cette heure, je ne fais de ta vie ce que tu as fait de la vie de chacun d’eux ! Elie, voyant cela se leva et s’en alla, pour sauver sa vie. Il arriva à Beér-Chéba, qui appartient à Juda, et y laissa son jeune serviteur. Quant à lui, il alla dans le désert, à une journée de marche ; il s’assit sous un genêt et demanda la mort en disant : C’en est trop ! Maintenant, Eternel, prends ma vie, car je ne suis pas meilleur que mes pères. Il se coucha et s’endormit sous un genêt. Or voici qu’un ange le toucha et lui dit : Lève-toi, mange. Il regarda, et il y avait à son chevet un gâteau sur des pierres chaudes et une cruche d’eau. Il mangea et but, puis se recoucha. L’ange de l’Eternel vint une seconde fois, le toucha et dit : Lève-toi, mange, car le chemin serait trop long pour toi. Il se leva, mangea et but ; avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha quarante jours et quarante nuits jusqu’à la montagne de Dieu, à Horeb (1 Rois 19.1-8)

Elie, ce grand, ce fidèle serviteur de Dieu était poursuivi par la plus puissante reine de son temps qui voulait absolument se venger de lui. Il ne voyait plus d’échappatoire possible. Seul contre les armées et les espions de Jézabel, il n’avait aucune chance de s’en sortir. Démoralisé, il s’est arrêté, et a demandé à Dieu de lui reprendre la vie. Mais Dieu avait d’autres projets pour son serviteur et nous connaissons la suite. Et c’est du sens spirituel de ce verset

Lève-toi, mange, car le chemin serait trop long pour toi

que nous parlerons aujourd’hui.

Quelle est cette nourriture ? Notre Seigneur lui-même nous le dit :

Jésus répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Matthieu 4.4)

Je ne peux pas ne pas en profiter pour faire remarquer une fois de plus l’implacable logique de Dieu :

Vous observerez pour les mettre en pratique tous les commandements que je vous donne aujourd’hui, afin que vous viviez, que vous multipliiez et que vous entriez en possession du pays que l’Éternel a juré de donner à vos pères. Tu te souviendras de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour reconnaître ce qu’il y avait dans ton coeur et si tu observerais ses commandements, oui ou non. Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim et il t’a nourri de la manne que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel (Deutéronome 8.1-3).

Du début à la fin de la Bible, Dieu nous dit que sa Parole est « aussi » une nourriture pour tous ceux qui ont le « statut » d’enfants de Dieu, de frères de notre Seigneur !

Une nourriture et une arme :

[…] prenez aussi le casque du salut et l’épée de l’Esprit, qui est la Parole de Dieu (Ephésiens 6.17)

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus acérée qu’aucune épée à double tranchant ; elle pénètre jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; elle est juge des sentiments et des pensées du coeur (Hébreux 4.12)

et en ce moment plus que jamais, nous avons besoin des deux.

Satan est plus actif qu’il ne l’a jamais été. Le « christianisme » ne l’est plus que de nom. Et nombre de ceux qui m’écrivent sont abattus, démoralisés par cette lamentable situation (qui nous a pourtant été annoncée longtemps à l’avance). A la fin des temps de la fin, beaucoup trop de chrétiens, membres de ce tout petit groupe encore et toujours fidèles à Dieu, sont démoralisés comme l’avaient été les « pèlerins d’Emmaüs » (Luc 24.17). Mais leur longue discussion avec notre Seigneur ressuscité, sans le reconnaître dans un premier temps, mais en bénéficiant de ses explications :

[…] commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait (Luc 24.27)

a transformé leur peine et leur tristesse en joie immense.

Alors, à l’avenir, et pour peu de temps encore, chaque fois que nous serons abattus en constatant ce qui se passe dans le « christianisme » apostat, reprenons force et courage en compagnie de notre Seigneur, en étudiant dans les Ecritures tout ce qui le concerne.

Pour certains d’entre nous, ces moments seront plus durs que pour d’autres, Dieu ne parle jamais pour ne rien dire :

Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l’homme (Luc 21.36)

et je laisserai les mots de la fin à Matthew Henry :

Christ dit à ses disciples d’observer les signes des temps, afin qu’ils puissent juger. Il leur recommande de considérer la ruine de la nation juive comme proche. Cependant cette race et famille d’Abraham ne sera pas déracinée ; elle survivra comme une nation, et sera trouvée comme il est prophétisé, quand le Fils de l’homme sera révélé. Il les met en garde contre le matérialisme et la sensualité. Cet ordre est donné à tous les disciples de Christ : Prenez garde à vous-mêmes, que vous ne soyez pas maîtrisés par les tentations, ni trahis par vos propres corruptions. Nous ne pouvons pas être en sûreté si notre sécurité est charnelle. Notre grand danger est que le jour de la mort et du jugement viennent sur nous et que nous ne soyons pas préparés.

Nos pensées et nos coeurs doivent être prêts à rencontrer notre Seigneur. Ce manque de préparation sera le cas de la plupart des hommes qui demeurent sur la terre, et dont l’esprit ne s’intéresse qu’aux choses terrestres, qui n’ont aucun contact avec le ciel. Ce sera pour eux la terreur et la destruction. Voyons ici ce que doit être notre but, pour que nous puissions être trouvés dignes d’échapper à toutes ces choses ; pour que lorsque les jugements de Dieu seront alentour nous ne puissions pas être dans la calamité commune, ou qu’il ne puisse pas en être de nous ce qu’il en sera des autres. Est-ce que vous vous posez la question de savoir si vous serez trouvé digne de vous tenir devant Christ ce jour-là ? Ceux qui n’ont encore jamais cherché Christ, qu’ils aillent dès à présent à lui ; ceux qui ne se sont encore jamais humiliés pour leurs péchés, qu’ils commencent dès à présent ; ceux qui ont déjà commencé, qu’ils aillent plus loin, et gardent leur humilité.

Veillons donc, et prions toujours. Veillons contre le péché ; veillons dans chaque devoir, et recherchons toute opportunité de faire le bien. Prions toujours : ceux qui seront jugés dignes de vivre une vie de louange dans l’autre monde, sont ceux qui vivent une vie de prière dans ce monde. Puissions-nous commencer, utiliser, et conclure chacune de nos journées en nous appuyant sur la parole de Christ, en obéissant à ses préceptes, et en suivant son exemple, afin qu’au moment où il viendra nous soyons trouvés en état de veille.

Et comme ce n’est pas dans les église « chrétiennes » aux mains de Satan que ce genre d’avertissement (Luc 21.36) sera rappelé par les faux pasteurs de services, sortez, sortez du milieu d’elles !!! Avant qu’il ne soit trop tard !!!

Jean Deparis – Réflexions bibliques