Sonnez de la trompette en Sion, car le jour de l’Eternel vient !

« Sonnez de la trompette en Sion ! Faites-la retentir sur ma montagne sainte !
Que tous les habitants du pays tremblent ! Car le jour de l’Eternel vient, car il est proche. » (Joël 2:1)

Les événements de ces derniers mois semblent être des avertissements pour ce monde. Non seulement les tendances générales que l’on peut discerner dans le cours de l’actualité se sont confirmées – passivité devant le programme nucléaire iranien, islamisation du Moyen-Orient et de l’Occident, atmosphère antisémite grandissante dans le monde – mais les derniers événements sont autant de coups de chofar qui ébranlent notre monde, attestant que les hommes, pourtant farouchement opposés au Dieu des Ecritures, sont en train de laisser place à tout ce que ces dernières annoncent. Le chofar, souvent traduit dans nos bibles par « trompette », est une corne de bélier, dans laquelle le Seigneur avait demandé que l’on souffle au sein de circonstances particulières, comme pour avertir de la guerre, et notamment lors de la fête portant son nom, « la fête des chofars ».« Parle aux enfants d’Israël, et dis : Le septième mois, le premier jour du mois, vous aurez un jour chômé, publié au son des trompettes (« chofars » en hébreu), et une sainte convocation » (Lévitique 23:24). Cette fête qui vient d’avoir lieu lundi dernier, marque un temps d’avertissement, de remise en question de soi-même et de sa propre vie face au Maître du monde. Alors que dans toutes les synagogues d’Israël et de diaspora des chofars ont retenti, appelant le peuple élu à se placer devant le Roi de l’univers et le Maître de l’histoire, tout homme, qu’il le veuille ou pas, est placé lui aussi devant le Dieu qui vient bientôt pour fairecesser les combats jusqu’au bout de la terre et consumer par le feu les chars de guerre (Psaume 46). Au regard de l’actualité de ce monde, nous sommes dans le temps des chofars ! Pour celui à qui l’Eternel donneun cœur pour comprendre, des yeux pour voir, et des oreilles pour entendre, les événements de ces derniers mois sont autant de preuves et d’avertissements qu’il est temps de se réveiller… Uni au cœur de l’apôtre Paul et au cri du chofar, je soupire et veux oser proclamer à tous ceux qui ne discerneraient pas clairementen quel temps nous sommeset qui négligeraient un si grand salut :

« C’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil, car maintenant le salut est plus près de nous que lorsque nous avons cru ! » (Romains 13:11)

Un Moyen-Orient plus avancé dans les ténèbres de l’islamisme que ce que l’on croyait

L’issue des révolutions arabes est bien l’islamisme ! En Egypte, le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi a été élu, faisant suite à l’élection d’un parlement à majorité islamiste. Cette élection a été saluée dans tout le monde arabe comme une étape clé dans l’avènement d’un Moyen-Orient islamiste, dans l’unification de la « oumma », la communauté des musulmans. Et nous devons reconnaître, avec l’Egypte comme signe écrasant à l’appui, que cette unification est l’aspiration non seulement des islamistes mais également de la majorité du peuple musulman.
En 1924, faisant suite à la chute de l’empire ottoman, un évènement clé qu’il convient de bien considérer a eu lieu : l’abolition du califat par Atatürk. C’est-à-dire l’abolition d’un gouvernement théocratique qui avait pour ambition de régir tous les musulmans. Cela a été en effet une véritable catastrophe pour le monde islamique, qui a été ébranlé dans ses fondements. Rapidement, des mouvements destinés à restaurer un califat et ainsi cette unité musulmane sont alors nés ; dont les Frères musulmans qui sont l’organisation la plus aboutie, s’opposant à l’influence occidentale vue comme la cause de la chute du califat, et tendant à retrouver l’islam dans sa « pureté » originelle. Mais après la deuxième guerre mondiale, ce sont différents Etats arabes artificiels qui sont nés de la décolonisation. Et, souvent sous influence occidentale, ne serait-ce que par intérêt, ils ont été pour la plupart dirigés par des régimes autoritaires (voire dictatoriaux) qui ne toléraient pas ces mouvements islamistes radicaux, et écrasaient parfois leurs manifestations dans un bain de sang (comme avec Bachar-Al-Assad père en Syrie). Et ces Etats ne tenaient que par un pouvoir autoritaire, car tous ces pays n’avaient aucune assise historique : car la vérité historique est qu’il n’y a jamais eu de peuples jordanien, ou syrien, ou libanais, …, mais une même nation composée de groupes ethniques différents, la nation islamique, aspirant à l’unification sous la bannière de Mahomet. Et c’est cette connaissance de l’histoire, ici résumée, qui nous donne les véritables lumières sur l’actualité, et nous donne de comprendre que les révolutions arabes ne sont au fond que la poussée de l’aspiration de la « oumma » à retrouver l’unité perdue. Et cela veut nécessairement dire retrouver son facteur d’unité et son identité profonde : la domination de l’islam et de sa loi, la charia. C’est pourquoi le suffrage universel auquel accède la population, permet l’arrivée non d’un pouvoir laïc mais d’un pouvoir islamiste : tel est le vœu de la population dans sa majorité ! Qui peut le nier ? Et ainsi, les forces laïques, minoritaires, n’ont plus voix aujourd’hui en Egypte ou en Tunisie ; elles ont servi de paravent à des révolutions religieuses. Alors les dites démocraties espérées par un Occident chancelant et inconscient de la portée de ses actes, sont aujourd’hui sur la voie de devenir une théocratie. Et la marche engagée sur cette voie, préparée depuis des décennies par des organisations dont les nombreux fidèles sont prêts à se sacrifier pour qu’elle aboutisse, elle est à ce jour devenue inarrêtable ! Le processus jusqu’alors en préparation est lancé, et plus rien, pas même la guerre, ne pourra l’arrêter. Au contraire, tout ce qui se passera ne fera qu’attiser les flammes et radicaliser les foules. Et le plus terrible est que les foules ne seront pas seulement musulmanes, mais comme cela a déjà commencé à l’encontre d’Israël, elles seront occidentales, parce que la peur et le besoin de sécurité d’un Occident obnubilé par son économie et son confort passent au-delà d’une analyse réelle des évènements. Ainsi, dire que le processus lancé est inarrêtable, n’est en aucun cas une exagération. Et nous avons ici affaire à quelque chose de sans précédent dans l’histoire : un peuple frustré et profondément atteint dans son identité, qui a vu de ses yeux son ennemi juré répondre à une espérance bimillénaire de revenir sur sa terre. Et ce que le minuscule ennemi juré a pu accomplir avec l’aide manifeste d’un Dieu qui ne peut pourtant pas exister, c’est toute l’aspiration de ce peuple nombreux qui doit se prouver à lui-même ainsi qu’au monde entier qu’Allah et son prophète sont bien la vérité. Et il nous faut dire ici ce que bien trop peu osent dire : nous avons ici affaire à quelque chose de plus puissant que tous les régimes qui ont précédé dans l’histoire ; pire et plus dangereux même que l’Allemagne nazie, parce que ce mouvement n’est justement pas lié à une nation, ni à une idéologie rationnelle, mais à une idéologie religieuse irrationnelle et fanatique, prête au suicide de ses adeptes et au chaos ! Il est en effet écrit dans le livre saint et la tradition que mourir pour Allah est un honneur, et que le messie (mahdi) viendra quand le chaos sera là… Et ce mouvement socio-spirituel conditionne dès le plus jeune âge la nouvelle génération dans la haine de l’ennemi juré, mais aussi du second ennemi (l’Occident), qui non seulement a permis que ce petit lopin de terre revienne à Israël, mais qui est encore un obstacle de taille au règne de l’islam de par sa puissance indiscutable et la tentation qu’il provoque à devenir laïc… Enfin, il y a là une organisation tentaculaire, qui a des groupes au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie, en Amérique, en Europe ; et tant des groupes organisés que des groupuscules, voire des individus, qui s’identifient à leur cause et finissent par la servir sans craindre la mort. La bienheureuse arrestation fin août dernier en Inde confirme ces propos. Arrestation d’une cellule terroriste islamique qui projetait un attentat dans une centrale nucléaire !… Des attentats qui auraient été commandités depuis l’Arabie saoudite et depuis le Pakistan.

Cet espoir islamique entraîné de manière toute particulière par la venue de Mohammed Morsi au pouvoir de la grande Egypte, a été soutenu haut et fort par les déclarations d’un prédicateur islamiste devant une foule de partisans des Frères musulmans au Caire : « Nous pouvons voir comment le rêve d’un califat islamique est en train de se réaliser, inch Allah, grâce à Mohammed Morsi », qui a poursuivi en déclarant : « Notre capitale ne sera ni au Caire, ni à La Mecque ni à Medina (Arabie)… Des millions de martyrs marchent vers Jérusalem ». Plus éclairé que les responsables occidentaux, le ministre de la Défense passive israélien estime ainsi que l’on va assister à la constitution d’un bloc de pays qui sera contrôlé par la confrérie des Frères musulmans, voire même à la naissance d’un « califat unifié ».
En Egypte, la loi islamique avance donc déjà. Depuis l’élection de Morsi, plusieurs Frères musulmans ont été nommés au poste de gouverneurs provinciaux, un tourisme conforme à la charia a vu le jour, les présentatrices de télévision doivent désormais être voilées. En Tunisie, les fondamentalistes salafistes (les salafistes sont partisans d’un islam dur inspiré de l’islam d’Arabie saoudite), grâce à l’arrivée au pouvoir des islamistes du parti Ennahda, commencent à s’imposer pour instaurer leur ordre moral dans le pays.

Qui donc a pris garde à cette progression de l’islamisme au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde, comme en Afrique (au Mali, au Nigéria, ces pays d’Afrique qui étaient stables) ? Qui a scruté les événements pour trouver leur sens, leur réalité profonde ?
Pour un Occident assoupi par les discours politiquement corrects sur le « printemps arabe », les violentes émeutes de ce mois de septembre viennent sonner comme un énième coup de chofar : un bout de film critiquant l’islam, « L’Innocence des musulmans », durant 13 minutes, vient de servir de prétexte à un soulèvement inconcevable, dans tout le monde musulman. Cela a commencé par un tir de missile sur l’ambassade américaine de Benghazi en Lybie tuant l’ambassadeur et trois autres employés du consulat ! Depuis, les émeutes et manifestations violentes se succèdent devant les ambassades américaines ou envers des bâtiments symbolisant la civilisation occidentale. Ces émeutes font tout à coup éclater au grand jour la réalité de pays qui ont été aidés à marcher vers la démocratie… L’attentat de Benghazi pourrait être un avertissement, pour réveiller les consciences européennes et mondiales, un électrochoc salutaire pour nos sociétés anesthésiées et aveuglées. Mais que faudra-t-il pour réveiller les consciences ?!…
Si ce sont les intérêts occidentaux en terre d’islam qui sont attaqués aujourd’hui, ce n’est qu’un aperçu symbolique de ce qui menace nos sociétés dans leur terre d’Europe… Mais que ferons-nous quand ces choses arriveront chez nous, quand nos établissements publics seront mis à feu et à sang pour une quelconque « provocation », pour une quelconque atteinte à la « sensibilité religieuse » des disciples de Mahomet ?! Car c’est bien cette susceptibilité calculée qui va amener le règne de la terreur… Que ferons-nous alors quand toutes les forces en puissance oseront sortir au grand jour ? Pourrons-nous encore dire qu’il ne faut pas faire d’amalgame ?… L’Occident va bientôt récolter les fruits de son orgueil, de sa lâcheté et de son insouciance. Le prophète Ezéchiel ne dit-il pas d’ailleurs quel est le crime de Sodome…« Voici quel a été le crime de Sodome, ta sœur. Elle avait de l’orgueil, elle vivait dans l’abondance et dans une insouciante sécurité, elle et ses filles, et elle ne soutenait pas la main du malheureux. » (Ezéchiel 16:49)

Presque deux tiers des Nations-Unies ralliés à un Iran bientôt nucléaire

« O Dieu, ne reste pas dans le silence ! Ne te tais pas, et ne te repose pas, ô Dieu ! Car voici, tes ennemis s’agitent, ceux qui te haïssent lèvent la tête. Ils forment contre ton peuple des projets pleins de ruse, et ils délibèrent contre ceux que tu protèges. Venez, disent-ils, exterminons-les du milieu des nations, et qu’on ne se souvienne plus du nom d’Israël ! » (Psaumes 83:1-5)

La voix sans équivoque des ennemis d’Israël n’est-elle pas elle aussi un coup de chofar qui devrait résonner et faire réagir chacun ? Si Dieu se tait aujourd’hui, soyons sûrs que l’arc de Sa colère se tend chaque jour qui passe et nous rapproche de ce Jour grand et redoutable, où Il se lèvera pour faire justice. Et s’il est un rôle essentiel de l’Eglise en ces choses dernières, c’est bien celui d’être ces témoins de la justice et de faire ainsi retentir comme des sentinelles avisées la trompette de l’avertissement divin. Car si les voix qui mènent à la vie se taisent, celles qui sont le fer de lance des projets de la mort osent parler ouvertement ! Je persiste donc à dire clairement que nous nous trouvons aujourd’hui dans la même situation que celle de l’avant seconde guerre mondiale, et que malgré les terribles leçons de l’histoire, face à l’inaudible et l’inacceptable, nous réagissons exactement de la même manière que les populations lâches et endormies d’alors ! Et si le discours est similaire à celui d’Hitler, la solution finale est cette fois fabriquée aux yeux du monde entier !

Voyons donc quelques déclarations qui ont été prononcées en seulement quelques jours, et qui ne sont que la répétition d’un disque pourtant loin d’être rayé…
Tout d’abord le 17 août, dans un discours diffusé en direct sur la télévision iranienne, le président iranien a encore déclaré que « l’existence même du régime sioniste est une insulte à l’humanité » et une « tumeur cancéreuse », tandis que le guide suprême Khamenei avait annoncé trois jours plus tôt : l’« excroissance sioniste artificielle disparaîtra du paysage ». Puis deux jours après, à l’occasion de l’Aïd el-Fitr (fête qui marque la clôture du ramadan) qui rassemblait à Téhéran les responsables du pays et de nombreux hommes politiques et ambassadeurs de pays musulmans, ce même Ayatollah déclarait que « les grandes puissances ont dominé le destin des pays islamiques pendant des années et ont installé la tumeur cancéreuse sioniste au cœur du monde islamique ».

Mais cela ne se limite pas au monde arabo-musulman, puisque le concert des nations se voit entraîné dans le sillon des sommets de l’iniquité… En effet, vient de se dérouler les 30 et 31 août dans la capitale iranienne un événement qui revêt son importance dans le contexte actuel : le sommet du Mouvement des « Non-alignés » (MNA). Le MNA rassemble presque deux tiers des membres des Nations-Unies et représente 55% de la population mondiale.« Oh ! quelle rumeur de peuples nombreux ! Ils mugissent comme mugit la mer. Quel tumulte de nations ! » (Esaïe 17:12). Ce mouvement est né au cours de la guerre froide, en 1961, et a regroupé les pays qui refusaient de s’aligner sur l’un des deux blocs qui se partageaient la domination du monde : celui des Etats-Unis et de l’URSS. Aujourd’hui, c’est grosso modo cet ensemble de pays qui se positionne systématiquement contre Israël et qui se dit en lutte contre l’« impérialisme occidental ». 29 chefs d’Etat se sont rendus en personne au sommet et la totalité des pays membres du MNA, pas moins de 120 pays, ont répondu à l’appel du nouvelHaman, Ahmadinejad. Quant au premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, il a dénoncé à la manière deMardochéela tenue du sommet, déclarant : « Aujourd’hui, plus de 120 pays sont réunis à Téhéran et saluent un régime qui non seulement nie l’Holocauste, mais s’est engagé à annihiler l’Etat juif, à brutaliser son propre peuple tout en étant complice du meurtre de milliers de Syriens innocents ». Rappelons ici que lors de la dernière fête de Pourim en mars dernier, Benjamin Netanyahou avait offert à Barak Hussein Obama un parchemin du livre d’Esther… Un geste on-ne-peut-plus puissant et prophétique !
Ce sommet est donc encore un nouveau coup de chofar en ce qu’il est allé jusqu’à rallier presque deux tiers des Nations-Unies. Et cela pour finir par signer une déclaration comprenant un soutien du droit iranien au nucléaire civil, une condamnation des sanctions américaines, et le refus de l’ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie ! L’aveuglement de cette grande partie de la communauté internationale est un signe fort qui atteste de la séduction des nations par des esprits de mensonges, nouveau signe d’un mystère de l’iniquité arrivant à son comble. Deux tiers des Nations-Unies sont donc à ce jour du côté de l’Iran. Et cette ligue de soutien diplomatique tend à rendre illégitimes les sanctions internationales et décrier par avance toute frappe israélienne préventive.

Et venons-en à cette question plus que jamais brûlante du nucléaire iranien. Différentes sources de renseignements ont dernièrement découvert ce qu’Israël s’efforçait de faire comprendre aux chancelleries occidentales. Tant les renseignements occidentaux que l’AIEA ont découvert que quelques semaines seulement nous séparent du point de non-retour de l’acquisition par l’Iran de l’arme atomique. Le dernier rapport de l’AIEA du 31 août est très clair sur le niveau d’avancement du programme, et certaines informations ont même été rejetées dans les notes du rapport pour leur caractère alarmant…
Les gouvernements occidentaux osent encore croire en la diplomatie. Mais qu’est-ce que cela veut réellement dire ?… Il nous faut affirmer que cela relève d’une complicité masquée avec les projets pleins de rusede cette ligue des rois et des princes de la terre. Il y a donc différents niveaux dans ce rassemblement des nations contre Jérusalem, mais toutes sont complices et auront leur part de responsabilité devantCelui qui siège dans les cieux, devant Celuiqui rit et se moque d’euxaujourd’hui, mais devant Celui qui demainparlera dans Sa colère et épouvanterales habitants de la terre en publiant le décret !(Psaume 2)
Seul le gouvernement israélien a les yeux ouverts sur cette réalité effrayante d’un Iran nucléaire puisqu’elle menace directement l’existence de ses fils, ses filles, ses nourrissons et ses vieillards… Et pourtant, dans la folie de leur fondamentalisme extrémiste, les Ayatollahs iraniens ont bien pour vision de s’attaquer à toute la civilisation dont Israël est le symbole : la civilisation judéo-chrétienne. Il n’y a qu’à écouter les déclarations iraniennes pour s’en rendre compte. Ahmadinejad déclarait à cet auditoire de responsables politiques musulmans dont nous parlions : « les puissances de l’arrogance doivent savoir que leur aventurisme, la violation des droits des nations, l’injustice et l’agression ne parviendront pas à les sauver mais les mèneront à leur chute », et encore « leur temps est révolu ». Et il a ajouté que « les bannières du monothéisme (le christianisme étant vu comme un trithéisme…) et de la justice seront alors hissées » et qu’« il n’y aura plus aucune trace des puissances de l’intimidation, des sionistes et de l’humiliation des êtres humains ». Voilà au moins quelqu’un de sincère qui dit ce qu’il croit ouvertement…

Pendant ce temps, Israël, plus esseulé que jamais, se prépare donc à agir seul. Obama refuse de rencontrer Netanyahou lorsqu’il viendra prochainement pour l’Assemblée générale de l’ONU. Et cela est tout un symbole et un nouveau cri dans le désert ! Le pays le plus puissant au monde qui restait jusque-là un soutien de poids pour permettre à Israël de survivre au sein de la communauté internationale se retire lui aussi… Barack Obama reste concentré sur l’enjeu des élections présidentielles de novembre. Et cela veut à nouveau tout dire !… Car si sa position d’aujourd’hui dévoile celle de demain, ces élections américaines, favorables à Obama dans les sondages actuels, vont bel et bien être un moment déterminant dans l’histoire des choses dernières. Car si le veto américain n’est plus utilisé au Conseil de sécurité de l’ONU, c’est tout simplement la fin pour Israël ! C’est une capitale éternelle bientôt assiégée comme l’avait été la Serbie, et l’accomplissement final des prophéties de Zacharie(chapitres 12 à 14)et d’autres prophètes ! C’est la fin qui se met en place ! Le prophète Ezéchiel n’a-t-il pas prophétisé :

« Ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Un malheur, un malheur unique ! Voici, il vient ! La fin vient, la fin vient, elle se réveille contre toi ! Voici, elle vient ! On sonne de la trompette, tout est prêt. » (Ezéchiel 7)

Quoiqu’il en soit, Israël doit faire face seul à la menace d’une nouvelle Shoah. Et depuis le mois d’août, une frappe préventive israélienne contre l’Iran est la question cruciale, et l’on ne mesure pas le poids qui pèse sur les épaules du premier ministre Benjamin Netanyahou et de son cabinet… L’atmosphère dans le pays est similaire à celle d’avant la Guerre des Six-jours en 1967 et le gouvernement prépare ses citoyens à la guerre. L’inquiétude ambiante est renforcée par la distribution massive de masques à gaz à la population, par la vérification du bon fonctionnement d’un système d’alerte via SMS (envoyés en cas de tirs de missiles ou de roquettes). Des villes telles que Haïfa et Tel-Aviv se préparent à la guerre en aménageant des infrastructures telles que des parkings souterrains. Au niveau politique, des remaniements ont été faits pour faire face à la situation : l’ancien responsable du contre-espionnage, Avi Dichter, favorable à une intervention en Iran, a été récemment nommé ministre de la Défense passive, et Netanyahou s’est attribué des pouvoirs exceptionnels pour faire face à cette situation de crise. Israël pourrait donc se voir obligé d’attaquer dans les jours qui viennent, parce qu’il n’a tout simplement pas le choix…
La transition entre deux présidents étasuniens a souvent été un moment de fortes tensions et d’instabilité. Israël attendra-t-il donc ce moment comme l’avait fait le gouvernement Olmert en 2009 pour l’opération devenue inévitable à Gaza ? Mais le temps presse, les preuves irréfutables de l’acquisition de la bombe sont désormais faites. Voici donc la vraie question : faut-il attendre un scénario qui deviendrait apocalyptique, ou « prévenir », avec les risques énormes qu’une telle opération entraînerait déjà… Préparons-nous donc à nous réveiller un de ces prochains matins et entendre sur toutes les radios et télévisions ce que tout le monde s’obstinait à ignorer !
Et quel que soit le déroulement de ces évènements à venir, le monde entier fera inéluctablement face à ce constat oublié de la dernière guerre mondiale : là où les Juifs sont menacés, c’est tout le monde libre et démocratique qui l’est.

Les Juifs d’Occident abandonnés à leur propre sort ?

« Aie pitié de moi, Eternel ! Vois la misère où me réduisent mes ennemis, enlève-moi des portes de la mort, afin que je publie toutes tes louanges, dans les portes de la fille de Sion, et que je me réjouisse de ton salut. » (Psaumes 9:14-15)

L’Occident n’abandonne pas seulement Israël face à la menace d’une nouvelle extermination, mais il abandonne aussi ses Juifs…
L’affaire Mohammed Merah a en effet marqué un tournant dans la situation des Juifs d’Europe en particulier : l’antisémitisme islamique qui les menace n’a pas été dénoncé comme tel à cette occasion, mais on a demandé de ne pas faire d’amalgame… Or, il semble que cette lâcheté ait ouvert la porte à une libre expression de l’antisémitisme islamiste. C’est maintenant sans y réfléchir à deux fois que des groupes d’Arabes se « lâchent » et se jettent sur ceux qu’ils peuvent identifier comme Juifs. La multiplication des attaques ou incidents antisémites depuis la fusillade de Toulouse est stupéfiante : en six mois, les agressions antisémites ont augmenté de 40% en France. Le président de la communauté juive de Toulouse Arié Bensemhoun a déploré à juste titre : « Nous sommes devant un nouvel antisémitisme qui ravage la France, incontestablement, l’affaire Merah semble susciter énormément de vocations »… L’Europe laissera les Juifs à leur propre sort face au déferlement de l’antisémitisme islamiste : tel est le message qui est inévitablement passé au travers de l’affaire Merah. Après l’attentat meurtrier en Bulgarie, le Hezbollah n’a d’ailleurs pas été inscrit sur la liste européenne des organisations terroristes : voilà un autre signe de l’abandon des Israélites par l’Europe.

Des personnalités lucides, souvent rejetées par les analystes et journalistes politiquement corrects, expliquent ainsi que l’antisémitisme à combattre, celui auquel nous avons affaire maintenant, est l’antisémitisme islamiste. Cet antisémitisme est notamment véhiculé par des chaînes de télévision arabes disponibles dans les foyers en France, des banlieues et des mosquées où des prédicateurs de haine galvanisent une population frustrée, en désignant Israël comme le bourreau du peuple palestinien opprimé, auquel ces populations frustrées s’identifient, prenant alors celui qui représente Israël, le Juif, comme bouc-émissaire.
Cet antisémitisme qui n’est pas nommé comme tel, commence donc à avoir libre cours dans nos rues, dans nos universités et sur la « toile ». Alors, se déversant dans les sociétés européennes, il réveille les vieux démons de l’Europe. Il réveille cet antisémitisme européen qui se faisait discret au point qu’on le croyait mort, depuis que l’Europe, découvrant les horreurs de la Shoah, avait fait son propre examen de conscience et avait semblé s’exorciser de son mal.
Mais les temps de crise révèlent le profond des choses. Et c’est ce qu’il se passe en Europe depuis que les agitations autour de la crise financière ponctuent l’actualité. En Grèce, le vent de la crise a soufflé dans les voiles du parti grec néo-nazi « Aube dorée » qui est rentré au Parlement, passant de 0,23% de voix en 2009 à 7% aux élections du mois de mai ! Lors d’un match Hongrie-Israël au mois d’août, lorsque la « Hatikva » a été jouée, des cris de « Sales Juifs », « A Buchenwald », ont jailli, avec une centaine de spectateurs qui ont tourné le dos au terrain. En Allemagne, les Juifs commencent à ne plus pouvoir pratiquer la circoncision suite à la décision ayant fait jurisprudence du tribunal de Cologne, et cela fait boule de neige dans d’autres pays comme en Suisse et en Autriche ; l’abattage rituel est aussi menacé par des polémiques en plusieurs pays : le judaïsme est là atteint dans son cœur, dans ses pratiques fondamentales, dans ce qui fait qu’un Juif est juif, peut rester juif au sein des nations. Ces événements (triés parmi d’autres…) choquent les Juifs qui croyaient encore dans la repentance des nations européennes. Et ces événements semblent bien sceller le sort à venir des Juifs en Europe : le sceau est posé sur le fait qu’ils seront laissés sans défense, lâchés par les nations apeurées face aux assauts de l’islamisme à la conquête de cette même Europe dont la capitale, rappelons-le, est déjà peuplée de 25% de musulmans.

C’est donc ici encore un coup de chofar que Dieu fait sonner à l’oreille de tous les Juifs d’Europe qui voulaient encore croire en la tolérance, voire même en la bienveillance des nations européennes à leur égard. C’est un cri appelant à revenir, à revenir enEretz Israel, à Sion… Cette terre et cette Sion à laquelle au fond d’eux-mêmes ils aspirent.« Si je t’oublie, Jérusalem… » (Psaume 137)
C’est l’appel lointain, millénaire, qui remonte aux origines, qui remonte au Créateur d’Israël, au Père, c’est l’appel à Sion, l’appel à la délivrance et au Messie.« Ainsi parle maintenant l’Eternel, qui t’a créé, ô Jacob ! celui qui t’a formé, ô Israël ! Ne crains rien, car je te rachète, je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! » (Esaïe 43:1)Oui, c’est la rédemption d’Israël, le « rachat », qui pointe à l’horizon de tous ces événements. Et puisse l’Eglise avoir la sagesse de percevoir ces choses, pour s’unir à ce peuple auquel elle doit tout, pour résister et devenir l’ami fidèle quiaime en tout temps, et quidans le malheur se montre un frère.« Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages : une partie d’Israël est tombée dans l’endurcissement, jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée. Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : le libérateur viendra de Sion. » (Romains 11:25-26)

Mais ces événements européens qui touchent aux Juifs en cette année 2012 sont aussi un coup de chofar pour les citoyens européens. Face à la résurgence de l’antisémitisme, qu’il soit de source islamiste ou de souche européenne, la question est posée aux nations : qu’allez-vous faire de vos Juifs ? Qu’allez-vous faire de ceux qui ont cru en vous ? Allez-vous être cette autruche qui s’enfouit la tête dans la terre pendant que les démons de l’antisémitisme propagent la haine dans les consciences, jusqu’à ce que se passe l’innommable, une nouvelle fois… ?
« Celui qui ferme son oreille au cri du pauvre criera lui-même et n’aura point de réponse. » (Proverbes 21:13)
Le monde occidental est ainsi mis à l’épreuve, et je crains même qu’il ne soit déjà jugé…
Oui, je crains qu’un point de non retour ait été franchi dans nos pays. Car si nous n’osons pas prendre position aujourd’hui, comment pourrions-nous le faire demain ? Si des voix n’osent pas s’élever de manière claire aujourd’hui, comment oseraient-elles le faire demain ? Le fait de se taire et de ne pas réagir avec la clarté qui s’imposerait est la preuve que c’est déjà trop tard ! Et soyons sûrs que si nous dormons et que nous ne nous rendons pas compte de l’avancement subtil mais puissant du règne autoritaire de l’islam, les islamistes en première ligne – qui comme en Egypte entraîneront en grande majorité le peuple musulman – sont quant à eux bien réveillés et le savent très bien. La peur des Occidentaux de dire la vérité est la preuve de leur victoire ! Ainsi, percevant bien cela, ils seront désormais toujours plus galvanisés, inarrêtables, et ne reculerons plus… Quant à nos sociétés de plus en plus fragiles financièrement et moralement, désirant à tout prix la sécurité et le confort, elles finiront par faire alliance pour s’illusionner d’un règne de paix…

Conclusion

« Ainsi parle maintenant l’Eternel des armées : Considérez attentivement vos voies ! » (Aggée 1:5)

Alors que nous écrivons cet éclairage, a commencé pour les Israélites ce temps particuliers desdix jours terriblessuccédant à la fête des chofars, un temps appelant à tout cesser pour considérer l’année écoulée et en faire le bilan. Nous savons que Dieu est le Maître de l’histoire et qu’Il gouverne très précisément l’horloge des événements. Et les événements se précipitent… Ainsi, tout homme – croyant ou non – est par conséquent en mesure de considérer le cours de ce monde, de prendre du recul pour sonder l’actualité, et vivre alors un temps de remise en question.
Durant ce temps, tout Israélite est invité à s’arrêter et à très sérieusement sonder son cœur, sonder ses actions, ses pensées, et faire le bilan de sa vie devant l’Eternel. Et plus que jamais en notre temps, c’est l’humanité entière qui est en ces jours amenée par le Roi de l’univers à descendre en elle-même, et comprendre que c’est l’heure du bilan. Car pour toute personne qui sonde les Ecritures et s’interroge sur le sens des choses au travers d’une conscience réveillée, le cours des derniers événements n’est pas un ensemble d’incidents hasardeux. Ainsi, alors que ce monde est posé dans la balance de Dieu pendant ces jours solennels du mois de septembre pour y être pesé, nous sommes tous – croyant ou pas – à l’heure du choix, placés devant le Roi de l’univers.

Ce monde est placé devant le Roi de l’univers et notamment face à Israël : va-t-il l’abandonner ?
L’Occident est placé devant le Roi de l’univers et notamment face à la montée de l’islamisme et au sort des Juifs des nations : va-t-il réagir ?
Tout homme est aussi placé devant le Roi de l’univers et notamment face à son propre engagement à l’égard de ces choses, face à sa propre marche dans ce monde, face à sa propre vie devant Dieu : va-t-il choisir la vérité ?
Et enfin, tout croyant est plus que tous les autres placé devant le Roi de l’univers et notamment face à la racine qui le porte : si les premiers chrétiens majoritairement Juifs étaient invités à se déclarer publiquement pour Jésus et cela jusqu’au prix de leur vie, les derniers chrétiens, en majorité des nations, sont-ils conscients de l’invitation de leur Maître à se déclarer publiquement pour Israël en s’unissant à son destin ? Allons-nous avoir le courage d’aimer le musulman, mais de prendre fermement position contre l’esprit diabolique qui se meut derrière l’islam ? Et prendre enfin position contre un monde qui ne supportera plus le langage de la vérité ?
« Ne les craignez donc point ; car il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour ; et ce qui vous est dit à l’oreille, prêchez-le sur les toits. Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. C’est pourquoi, quiconque se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 10:26-33)

« Prenez donc garde afin de vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des sages ; rachetez le temps, car les jours sont mauvais. » (Ephésiens 5:15-16)

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