Le levain d’Hérode

Versets bibliques

Évangile de Marc 3. 6
1ère Épître de Paul aux Corinthiens 5. 6-8
Épître de Paul aux Galates 5. 9

Message 

 » Tel Hérode, nombre de leaders d’églises en France sont habiles et sans scrupules, conjuguant ambition personnelle, politique, et inhumanité.

De même qu’Hérode fut nommé roi de Judée par le Sénat romain, ces leaders tirent leur position d’autorité dans l’église locale de leur nomination par un pouvoir extérieur.

En tant que l’Esprit, Je ne les ai pas désignés pour remplir cette charge (Actes 13. 1-2),
ils n’ont pas été élus au sein de l’Assemblée ni recommandés par l’Apôtre ayant fondé l’église locale (Actes 14. 23) et établis ; mais ils ont été délégués par une autre puissance, une organisation, une dénomination.

Leur mise en place est le fruit d’une stratégie d’une société humaine organisée à volonté de domination et d’expansion. Il n’y a pas dans Ma Pensée ni dans l’Ecriture d’organisation humaine envoyant des hommes prêcher l’Evangile. Cette initiative m’appartient Seul.

Aussi, ces hommes font-ils preuve dans l’église de complaisance, d’obligeance et de démagogie. Leur attitude publique empreinte d’amabilité et de civilité est une façade ;
il s’agit d’un comportement calculé pour s’attirer la considération et la bienveillance du plus grand nombre. Le levain d’Hérode représente l’immixtion du pouvoir politique dans l’église. Ce pouvoir se fonde sur les intrigues et la corruption, sur l’injustice et l’arbitraire
(Actes 12. 1-4, 19).

De même qu’Hérode parvint des façons les plus odieuses à se débarrasser de tous les prétendants éventuels à son trône, ces leaders prennent des mesures dans l’Assemblée pour étouffer voire éliminer les prétendants au Ministère dans l’Eglise.

Ils ordonnent la mise au ban et l’exécution spirituelle de tous ceux qu’ils estiment représenter une menace potentielle pour leur stabilité et leur autorité.
Qu’un Ministère se lève, et ils l’opprimeront ; qu’il résiste, et ils le détruiront.
Comme ils craignent le devenir même des plus jeunes (Matthieu 2. 1-7), ils n’hésitent pas à agir dès leur parution spirituelle (Matthieu 2. 16) afin qu’ils ne puissent exercer plus tard d’ascendant qui puisse être contraire à leur préséance.

Ces leaders trompent leurs propres frères (Marc 6. 17) par leur soif de domination.
Leur vindicte s’exprime particulièrement à l’encontre de ceux qui ont à cœur de partager
la Parole. Ils n’écoutent pas les Prophètes que Je leur envoie.

Ils ne supportent pas le Ministère prophétique publiquement contradicteur (Luc 3. 19-20), tout en demeurant perplexes face à la pertinence du discours privé (Marc 6. 20) ;
c’est pourquoi concèdent-ils à la première occasion à son élimination.

Ces hommes n’admettent pas la critique ; ils n’acceptent pas d’être mis en face de leur propres manquements. Ils y répondent par une attitude de répression, dans une froide cruauté, au mépris des personnes concernées. Ils se lancent dans des persécutions injustifiées. Qu’ils anéantissent un Ministère en arrivant à l’abattre, et ils s’enorgueillissent d’avoir dominé sur lui (Luc 9. 9). Ils nomment eux-mêmes leurs officiants, placent aux fonctions-clefs leurs propres partisans.

Ces leaders craignent pour leur trône, leur prédominance au sein de Mon Peuple.
Ils redoutent une opinion générale qui puisse leur être défavorable, et qui fasse basculer leur position (Matthieu 14. 5). Aussi essaient-ils de s’attirer la sympathie des membres de l’Assemblée dans le domaine naturel, sur le plan affectif.

C’est la raison pour laquelle ils introduisent dans l’église nombre d’activités récréatives qui offrent aux croyants des possibilités de loisirs. La programmation de ces activités ne procède pas d’une aspiration à vivre ensemble les joies légitimes de la vie en communauté ; mais d’une volonté de se faire apprécier d’un point de vue humain par les membres de la congrégation, pour conforter leur propre position de préséance.

De même qu’Hérode introduisit un grand nombre de jeux dans la vie de Mon Peuple pour s’attirer sa sympathie et éviter son éviction, ces leaders focalisent la vie de l’église locale sur les divertissements. Ils organisent des festivités, des banquets, des soirées,
des sorties ; ils se considèrent comme des dirigeants éclairés et modernes chargés
de conduire Mon Peuple vers une vie qui soit plus collective et sociale.

De même qu’Hérode dépensa de fortes sommes d’argent à la reconstruction du nouveau Temple (Marc 13. 1-2) destiné à flatter aussi la fierté religieuse de Mon Peuple, ces leaders collectent au sein de la congrégation de fortes sommes d’argent dédiées à l’érection de bâtiments qui se veulent représentatifs de la bonne santé spirituelle et financière de l’Assemblée sous le gouvernement d’un système organisé, et donc de leur propre bonne administration. Tels les Pharaons de l’Egypte antique, leur politique de construction atteste de leur volonté de puissance. C’est pourquoi le concept d’un local de qualité pour la vie d’église l’emporte chez eux sur celui d’une Vie d’église locale de qualité.

De même qu’Hérode se considérait comme « roi des juifs », ces leaders se comportent comme régnant au sein de Mon Peuple. Que nombre de responsables d’église soient semblables à Hérode prendra bientôt tout son sens. Leur dévoilement est proche.
Bientôt leurs agissements seront manifestes à Mon Peuple.

Ces hommes permettront au pouvoir politique d’avoir une mainmise sur les choses relatives au culte. Un statut officiel légal leur sera décerné ; en échange, ceux-ci veilleront à la bonne application des décrets dans le déroulement des affaires cultuelles.
De même qu’Hérode entretint de bonnes relations avec Rome, ces responsables religieux entretiendront des rapports privilégiés avec l’autorité en place.

Ces hommes feront le relais entre l’Etat et l’Eglise. Ils favoriseront les intérêts de l’Etat afin d’asseoir leur propre légitimité, sous la forme d’un droit de regard discret du pouvoir en place pour contrôler et maintenir la stabilité sociale. Ils bénéficieront d’un soutien complet
du Gouvernement dans l’administration des choses ecclésiales.

Forts de leur soutien du pouvoir politique dominant, certains se lanceront dans des persécutions des Ministères prophétiques réprobateurs (Marc 6. 17-18), et des exactions que rien ne motivera au nom de l’ordre public (Actes 12. 1).
Ils noieront leurs frères sous de viles accusations ; comme Joseph, Jean-Baptiste
ou le Christ, les gêneurs seront livrés pour leur perdition (Matthieu 14. 10).
Aucun trouble public ne justifiera cependant leurs crimes.

Mon Jugement s ‘exercera sur ceux qui comme Hérode, mettront à mort Mes Prophètes pour le compte du maintien de leur propre autorité (Actes 12. 2). Leurs exécutions sommaires de ceux qui proclament avec droiture Ma Parole ne restera pas sans salaire.

Parce qu’ils ne Me procurent pas Ma Gloire, leur honte et leur misère spirituelle sera publique, et l’infamie sera leur rétribution (Esaïe 14. 11 ; Actes 12. 23).  »

Source : Génération Nouvelle