New Age

Le «Nouvel Age», spiritualité d’un monde nouveau?.

I. Les Etats-Unis d’Amérique, berceau du «Nouvel Age»

Le centre d’activité du renouveau païen allait maintenant se situer au delà de l’Atlantique, dans le Nouveau Monde. Le Nouvel Ordre des Siècles, vision illuministe des Francs-Maçons à la racine de la Révolution française, le Nouvel Homme du paradis communiste, des illuministes marxistes des 19e et 20e siècles, le Nouvel Ordre de Mille Ans du Troisième Reich, allait céder le pas à ce Nouvel Age du Monde qui, partant des Etats-Unis, se répand aujourd’hui sur la planète tout entière. Le coeur du maelström traversait l’Atlantique pour se situer dans l’immense république des Etats-Unis d’Amérique. Elle aussi, avec ce retard sur le Vieux Monde qui lui est propre, allait connaître l’effondrement spirituel du modernisme théologique ainsi que cette dévaluation si dangereuse que l’on ne peut qu’appeler l’aplatissement spirituel d’un christianisme évangélique peu soucieux de marcher sous la croix du Christ et de se conformer à ses commandements.

Il ne peut faire aucun doute aujourd’hui: Les Etats-Unis d’Amérique constituent le centre de l’influence des ténèbres dans notre monde. Malgré une présence chrétienne certainement plus forte qu’ailleurs, Satan a cependant aujourd’hui établi son trône dans cette nation. Du résultat du rude combat engagé depuis quelques années entre le christianisme américain et les forces occultes d’occupation dépendra l’avenir immédiat de notre planète. Pensons aux plaies que ce pays a déversé sur le monde depuis la seconde guerre mondiale: la pseudo-mystique pentecôtiste, le rock’n’roll, la drogue, la libération sexuelle, le sida, l’abandon de l’Europe orientale et de la Chine au communisme, le financement constant du communisme international, l’intégration du communisme dans un mouvement unitaire mondialiste, et maintenant ce «Nouvel Age» qui, à partir des Etats-Unis, se répand sur le monde entier. Par contraste, il faut aussi le dire, nous devons aux Etats-Unis d’Amérique l’élan missionnaire mondial, le mouvement de reconstruction chrétienne, l’existence d’une économie viable et la résistance au communisme, toutes ces choses étant en très grande partie dues à la persistance de forces saines dans ce pays immense et contradictoire. Mais le Dieu souverain demeure maître de l’histoire, maître du combat entre son Eglise et les puissances des ténèbres.

Lorsqu’en 1926 Annie Besant chercha à introduire le jeune sage indien, Krishnamurti, choisi par le «nouvel âge» de l’époque comme la personnification même du Christ, il se produisit un phénomène étrange. En mettant pied sur le sol américain, le jeune «messie» fut privé de tous ses pouvoirs surnaturels (52). L’on pourrait peut-être en conclure qu’à cette époque encore la puissance spirituelle du christianisme américain dominait toujours celle du paganisme cherchant à envahir l’Amérique. Cinquante années plus tard, il n’en allait plus du tout ainsi. Cependant, déjà au milieu du 19′ siècle, le renouveau d’intérêt pour les phénomènes occultes en Europe avait d’abord été déclenché aux Etats-Unis. Mais, à la différence de l’ancien occultisme, toujours considéré par ceux qui s’y engageaient comme quelque chose de dangereux, de grave, la nouvelle vague ésotérique avait un caractère divertissant, léger, insolite qui masquait l’enjeu spirituel terrible qu’il présentait.

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II. Le développement du «Nouvel Age» en Amérique

Le mouvement spirituel mondial que nous appelons aujourd’hui le Nouvel Age tire son origine immédiate des Etats-Unis. Déjà dans les années cinquante, les phénomènes culturels des hippies et du rock’n’roll donnaient la couleur de ce qui devait venir. La culture populaire américaine, surtout parmi les jeunes, s’ouvrait de plus en plus à des mystiques purement naturelles, entièrement coupées de la spiritualité chrétienne. Les extases passionnément recherchées par la jeunesse étaient de type oriental. Elles étaient aussi collectives, comme celles des nazis, et étaient provoquées par une musique hallucinante (53), ou personnelles, obtenues au moyen de drogues (54) ou de pratique de méditation de type oriental. Ce qui auparavant avait été le fait d’une petite minorité d’intellectuels détraqués (comme de Quincey, Coleridge, Baudelaire, Rimbaud) devenait, avec le développement de techniques modernes et la décomposition des résistances d’une société en voie de déchristianisation rapide, la soif irrésistible d’un nombre de plus en plus grand de jeunes. A cela s’ajoutait la libération sexuelle et une mystique érotique, fortement facilitées par le développement d’une mentalité contraceptive et de tout l’appareillage hétéroclite qui l’accompagnait dont, bien sûr, la pilule (55) . Tout ceci se passait sur la toile de fond de la disparition rapide des restes d’habitudes morales d’origine chrétienne qui pour un temps avaient, dans de nombreuses familles américaines, survécu à l’effondrement d’une foi authentique. Tout ce mouvement de prétendue libération aboutit à l’explosion de la fin des années soixante où, à toutes ces mystiques personnelles et collectives, fut ajoutée la recherche utopique d’une société parfaite, violente révolte contre la société établie et contre les contraintes de la réalité elle-même. Le lien avec l’utopie communiste était évident dans la révolte des jeunes américains en lutte contre la guerre du Vietnam.

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III. Le «Nouvel Age»: la dernière phase de l’invasion de notre société par le paganisme

Le mouvement hippie qui aboutit à la révolte de 68 fut sans doute l’ultime confrontation violente entre le nouveau paganisme et les derniers restes d’une résistance chrétienne au sein de la société. Le phénomène qui passe sous l’appellation de «Nouvel Age» n’est autre chose que l’infiltration graduelle d’une mentalité païenne dans les structures mêmes de notre société. A la stratégie de confrontation a été substituée une politique de pénétration.

Nous assistons aujourd’hui aux dernières phases d’un véritable changement de société. Les bases mêmes de la civilisation occidentale sont en train d’être transformées. Depuis longtemps déjà, la sève chrétienne avait, du moins en Europe, cessé de féconder, de nourrir nos sociétés. Certaines valeurs chrétiennes persistaient cependant par habitude, par une espèce de vitesse acquise allant petit à petit en s’amenuisant. Les aspects d’une société depuis longtemps athée mais s’affirmant humaniste, n’étaient rien d’autre que des restes de notre héritage chrétien. Mais le vide spirituel que représentait cet humanisme sans fondements religieux ne pouvait durer. La société, comme la nature, ne supporte pas le vide. Ce «Nouvel Age» n’est rien d’autre que la montée générale d’une nouvelle religiosité païenne qui remplit le vide laissé dans notre société par l’apostasie d’une immense partie du christianisme. Une des paraboles du Christ qu’il appliquait au peuple juif de son temps, mais qui vaut pour toutes les apostasies, nous décrit remarquablement ce phénomène: Lorsque l’esprit impur est sorti de l’homme, il traverse des lieux arides, cherche du repos et, comme il n’en trouve pas, il dit.- Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti; et, quand il arrive, il la trouve balayée et ornée. Puis il s’en va et prend sept autres esprits plus mauvais que lui; ils entrent et s’établissent là, et la dernière condition de cet homme devient pire que la première (Luc 11.24-26).

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IV. Une nouvelle interprétation de l’histoire

Mais qu’est-ce donc que ce Nouvel Age? Tout changement de civilisation s’accompagne inévitablement d’une transformation de la perspective historique. Notre calendrier moderne, qui met la date de la naissance de Jésus-Christ au coeur de sa chronologie – nous datons tout événement comme se situant avant ou après Jésus-Christ – en est un témoignage évident. L’offensive païenne de la Renaissance avait déjà attaqué cette structure chronologique christocentrique en affublant le moyen âge chrétien de l’adjectif de «ténébreux». Dans cette perspective, le retour du paganisme antique était considéré comme une véritable «renaissance». Plus tard, les attaques du rationalisme devinrent plus explicites et plus violentes. Pour Voltaire et pour ses confrères «philosophes», la disparition de l’influence de «l’infâme» Jésus-Christ ne pouvait être que le retour en gloire des «lumières» et la défaite définitive de la superstition chrétienne. Déjà à cette époque, on imaginait être sur le point d’inaugurer «le nouvel âge des siècles», slogan franc-maçon qui figure depuis belle lurette sur les billets de banque américains. Une transformation radicale du calendrier fut tentée par la Révolution française. Mais la tentative était prématurée et ne dura que quelques années. La première année de l’ère nouvelle commença avec l’exécution du roi et la proclamation de la République.

Ce qu’on appelle le Nouvel Age relève de la même prétention à récrire l’histoire en inaugurant un nouveau vocabulaire chronologique. L’inspiration pour cette nouvelle périodisation est puisée dans la vision astrologique de l’histoire qui se développe si fortement aujourd’hui, les signes du zodiaque ayant depuis longtemps remplacé dans nos médias les chroniques chrétiennes ou les fêtes chrétiennes. L’idée ici est que les époques de l’histoire sont marquées par des conjonctions de constellations qui influenceraient l’histoire, donnant ainsi à de longues périodes leur caractère propre. Selon cette théorie astrologique, les derniers deux mille ans représenteraient l’ère du Christ, placés comme ils l’on été sous le signe du Poisson. Ce signe, selon le symbolisme même de l’acrostiche grec utilisé par les premiers chrétiens, ICHTHUS, signifie Jésus Christ Fils de Dieu Sauveur. Depuis une vingtaine d’années environ, on prétend que la conjonction des astres serait passée du Poisson au Verseau, et que l’histoire aurait de ce fait versé dans l’Age d’Aquarius. Dans cette nouvelle époque, on verrait la polarisation chrétienne-païenne propre à l’âge du Poisson remplacée par une vision religieuse du monde plus synthétisante, plus harmonieuse. Cet âge nouveau verrait s’affirmer de plus en plus ouvertement la concorde entre toutes les oppositions, l’harmonie entre toutes les religions, entre les nations, entre toutes les croyances, toutes les valeurs, toutes les «vérités», christianisme inclu. Un tel syncrétisme total annoncerait une ère sans précédent de prospérité et de paix. Dans ce sens, la détente entre l’Amérique «capitaliste» et l’Union Soviétique «communiste» doit nécessairement remplacer les confrontations de jadis, maintenant définitivement dépassées. La détente et les inévitables conquêtes du communisme qui en sont la conséquence font intégralement partie du Nouvel Age.

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IV. Le «Nouvel Age»: Quelles sont les croyances qu’il véhicule?

Elles sont celles du paganisme de tous les temps que nous avons déjà longuement considérées. En voici une revue (57) :

 

1. Tout est UN

Cette notion centrale du Nouvel Age se retrouve dans toutes les manifestations du nouveau paganisme. On le remarque dans les sectes occultes, la méditation orientale, le mondialisme, la nouvelle physique, l’oecuménisme, etc. Il s’agit d’un monisme universel, c’est-à-dire d’un système philosophique qui considère l’ensemble des choses comme réductible à l’unité.

Le Créateur et la créature, bien et mal, vrai et faux, homme et femme, matière et esprit, etc. ne sont finalement que des illusions. Nous avons à nous intégrer dans cette «unité» pour trouver notre épanouissement. Dans un tel système, si le mal existe, ce ne peut être que la division et l’individualité.

Réponse chrétienne

Le christianisme est absolument opposé à ce système:

(a) La diversité de la réalité non seulement n’est point une illusion, mais source immense de richesse. L’unité de la création n’est pas en contradiction avec sa diversité, pas plus que l’unité de Dieu avec la diversité des Personnes de la Trinité. Le récit de la création dans la Genèse montre comment Dieu différencia la lumière des ténèbres, les espèces animales entre elles, l’homme de toute autre forme de vie, l’homme de la femme, etc. A Babel, Dieu divisa le monde en nations, chacune ayant son identité propre.

L’unité absolue, la non-différenciation de toutes choses, s’appelle en français le chaos, autre mot pour péché.

 

(b) Confondre le bien et le mal résulte en un dérèglement moral complet. La Bible les distingue sans équivoque: Vois, je mets aujourd’hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal… Choisis la vie, afin que tu vives…, pour aimer l’Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix… (Deut 30.15-20).

Esaïe combat la confusion éthique en s’écriant: Malheur à ceux qui appellent le mal bien et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière… Malheur à ceux qui sont sages à leurs yeux et qui se considèrent intelligents! (5.20-21)

Jésus-Christ s’adresse ainsi aux prétendus «intelligents» se croyant objets d’une «illumination» spéciale: L’oeil est la lampe du corps. Si ton oeil est en bon état, tout ton corps sera illuminé, mais si ton oeil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres (Mat 6.22-23).

Quoi d’étonnant si notre époque, en proie à la vision unitaire du monde, a tant de peine à réprimer le mal? Comment les financiers et les hommes politiques de l’occident seraient-ils capables de discerner le danger toujours inhérent au communisme? Car si tout est un, il ne saurait y avoir d’ennemi véritable.

On comprend mieux pourquoi notre époque, pour son malheur, méconnaît à tel point les distinctions créationnelles aussi essentielles que celles entre homme et femme, mariage et cohabitation, ouvriers et patrons, Dieu et diable, etc. Le résultat: notre civilisation sombre dans le chaos, l’anarchie et l’impuissance. Car sans certitudes définissables, aucune action efficace n’est possible.

Influencés par la parapsychologie, certains penseurs pourtant clairvoyants à d’autres égards, tels un Arthur Koestler, en sont venus à appeler la mort (le dernier ennemi selon la Bible) «douce» et «digne», ouvrant ainsi la voie à l’euthanasie et au génocide. Voilà l’aboutissement de la non-discrimination du prétendu Nouvel Age.

 

2. Tout est Dieu

Tout étant un, il n’y a plus de distinction entre Dieu et le Tout. C’est la divinisation de la nature (panthéisme et animisme propres au paganisme). Tout ce qui existe étant dieu, tout est parfait. Dieu ne peut alors être une personne qui parle et avec laquelle on pourrait communiquer. Il est réduit à un fluide cosmique, une force magnétique impersonnelle avec laquelle on peut être ou ne pas être en harmonie.

Ce panthéisme caractérisant le Nouvel Age est à la base de la théorie de l’évolution, où l’univers se crée pour ainsi dire de lui-même, la matière contenant en germe tout son développement. Réponse chrétienne

La Bible enseigne que Dieu (Père, Fils et Saint-Esprit) est distinct de sa création, ayant tout créé de rien. Dieu se suffit à lui-même. Il est la source de tout ce qui existe: Au commencement Dieu créa le ciel et la terre (Gen 1.1). Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue céleste annonce l’oeuvre de ses mains (Ps 19.2).

Mais Dieu n’est pas le merveilleux horloger de Newton qui aurait abandonné l’univers une fois créé au fonctionnement des lois établies par lui. En son Fils, Dieu soutient à tout instant le cosmos tout entier et dirige les détails de l’Histoire. Effrayant de puissance et de grandeur, Dieu est aussi merveilleux d’amour et de miséricorde. Dieu est un Etre personnel qui donne des lois à l’homme et le rappelle à la repentance et à la vie.

 

3. L’homme est Dieu

Si tout est un, si tout est Dieu, l’homme lui-même doit être Dieu. L. L. Whyte, protagoniste du Nouvel Age, déclare: «Il est temps qu’on remette Dieu à sa place, celle qui lui revient indiscutablement: en l’homme lui-même.» Ainsi nous sommes tous des dieux; notre tort est de l’ignorer. Swami Muktananda, un des maîtres de la nouvelle spiritualité, déclare très clairement: «Agenouillez-vous devant votre propre Moi. Honorez et adorez votre propre être. Dieu habite en vous, il est vous-même.» (58)

Réponse chrétienne

Loin d’être des dieux, nous sommes des créatures limitées et pécheresses, perdues sans Dieu, sous l’influence néfaste du Prince des ténèbres. Lui seul peut nous donner l’illusion d’être des dieux, comme il le fit avec Eve au paradis.

L’homme n’est pas Dieu; mais Dieu s’est fait homme en la Personne de son Fils unique pour qu’en lui nous puissions être réconciliés avec Dieu et devenir les fils adoptifs du Père.

 

4. Un changement de conscience: le salut par les oeuvres

Pourquoi ne savons-nous donc pas que tout est un et que nous sommes Dieu? Simplement par ignorance, par manque d’intelligence «spirituelle». Il nous faut être «illuminés» l’état obscurci de notre conscience qui pèche par modestie doit être changé.

D’une manière semblable, le théologien Karl Barth prétendait que tous les hommes étaient sauvés par l’expiation de la croix, mais qu’ils ne le savaient pas. Il fallait simplement en prendre conscience. Plus besoin de foi, la réalité étant vraie qu’on y croie ou non.

Toutes sortes de techniques peuvent transformer notre conscience et nous faire entrer dans une nouvelle dimension. Le Nouvel Age réunit tous les mouvements qui mènent à l’ancien paganisme: yoga, méditation transcendantale, franc-maçonnerie, rose-croix, drogue, expériences extatiques religieuses, artistiques, sexuelles, même sportives. La musique rock peut produire un changement de conscience.

Toutes ces expériences ouvrent la porte à l’action de puissances supérieures que les hommes normalement constitués ne connaissent pas. Il peut s’en suivre une perte de la notion du temps et de l’espace; les limites habituelles semblent effacées et tout semble possible.

Dans de tels états, l’intellect devient l’ennemi, car aucun raisonnement peut saisir ce qui se passe, vu que cela se situe au-delà de tout principe logique. Ces expériences sont souvent accompagnées de manifestations tout bonnement magiques.

Remarquons pour finir que ces expériences sont dues aux efforts humains. Il s’agit, au fond, de la vieille erreur du salut par les oeuvres de l’homme. On comprend que pour le Nouvel Age, le christianisme basé sur la Parole divine est le plus grand obstacle à la réalisation de notre divinité.

Réponse chrétienne

(a) Le véritable problème de l’homme n’est aucunement un manque de connaissance, l’ignorance de son «état divin», mais son état de péché qui le sépare de Dieu et le met sous la condamnation et en contradiction avec lui-même et les autres, tout comme avec la création entière. L’homme est en état de révolte contre son Créateur dont il provoque la juste colère.

(b) Rom 3.12 constate qu’il n’y a rien de bon en l’homme: Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas même un seul. Jésus dit: C’est du coeur que viennent les mauvaises pensées (Mat 15.19). La solution ne se trouve donc pas en l’homme; il n’y a en lui rien qui puisse lui servir d’appui pour son salut.

(c) Livrés à nous-mêmes, notre situation est désespérée, car nous n’avons aucun moyen pour nous purifier de notre faute, qui n’est simplement un complexe de culpabilité, mais un fait objectif. Or Dieu étant juste, le péché doit être puni avant qu’il ne puisse être effacé et la communion avec Dieu restaurée. En la personne de Jésus-Christ, la colère de Dieu a été apaisée par le jugement sur le péché qui frappa son Fils sans péché qui s’est donné en sacrifice à la croix de Golgotha, et ceci sans aucune participation de notre part.

La communion entre l’homme et Dieu ne peut être rétablie que par la seule foi en cette oeuvre accomplie une fois pour toutes par Jésus-Christ, mort à notre place et sorti vainqueur du tombeau en ressuscitant. Nous mettons toute notre confiance en Jésus-Christ, aucun effort de notre part n’y pouvant rien ajouter. Seul le Saint-Esprit peut éclairer notre intelligence et nous régénérer, une fois que nous nous sommes reconnus pécheurs (et non dieux!) et que nous avons fait appel à la grâce de Dieu en Christ, sans aucune technique humaine.

(d) Plus question donc de retrouver nos propres racines par une méditation intérieure, mais de recevoir la vie éternelle de Dieu lui-même. La nouvelle naissance du chrétien justifié par la foi le conduit à se conformer en toutes choses à la bonne et sainte loi de Dieu.

(e) Cette transformation par l’Esprit ne fond pas le chrétien dans le UN cosmique, ni le confond avec le monde créé. Loin de prédire une période de miracles pour l’Eglise à la fin de l’âge (ce que certains imaginent sous l’expression pluies de l’arrière-saison), la Bible avertit que le paganisme retournera avec force: L’avènement de l’impie se produira avec la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers, et avec toutes les séductions de l’injustice pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés (2 Thes 2.9-10).

 

5. La conscience renouvelée apportera l’unité spirituelle et politique de l’humanité

Une des affirmations centrales du néo-paganisme est celle de l’unité de toutes les religions. Depuis le début du siècle, on constate un rapprochement des religions païennes au travers de congrès importants. Le Conseil Oecuménique des Eglises (COE) est parvenu à rassembler des milieux protestants et évangéliques devenus infidèles aux Saintes Ecritures avec l’Eglise romaine et mêmes des religions non-chrétiennes. Les diverses religions se confondent en un syncrétisme qui ne se soumet pas à l’autorité de Jésus-Christ, pourtant le seul Seigneur et Chef de l’Eglise. Le Nouvel Age s’est attribué l’arc-en-ciel comme signe de ce rassemblement.

En politique, le mondialisme travaille à l’unification du monde; il est très ouvert à la spiritualité du Nouvel Age.(59)

Position chrétienne

Retenons trois choses de ce double mouvement politique et religieux d’unification de la planète:

1. Jésus-Christ affirme qu’il est le chemin, la vérité et la vie, ce qui exclut d’emblée le véritable christianisme du nouveau panthéon des dieux.

2. Une telle unification mondiale aura pour effet de vouloir éliminer de nos nations toute trace de la foi fondée sur la Bible. Cette sécularisation est déjà bien avancée.

3. Les nations elles-mêmes disparaîtront dans un magma politique international; elles perdront leur indépendance et liberté d’action. Cette unification centralisatrice représentera un immense danger pour toute liberté humaine.

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V. Les effets concrets de ce nouveau paganisme

Avec un phénomène aussi vaste il est impossible de tenter un inventaire général de ses effets sur la société. L’on peut cependant en examiner quelques fruits.

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1. Dans les Eglises

Cette spiritualité occulte s’infiltre partout. Cela est particulièrement évident dans les églises. Dans les milieux chrétiens, nous voyons la guérison intérieure, la fascination pour le miraculeux, le mépris de la raison et de la doctrine, l’accent mis sur l’expérience religieuse, l’utilisation de méthodes psychologiques d’inspiration ésotérique, l’obsession croissante pour l’écologie, le remplacement de la proclamation de l’Evangile par une action purement sociale et technique, la recherche à tout prix de l’unité, etc.

Ce sont autant de signes de la graduelle paganisation des milieux chrétiens. Sur le plan proprement spirituel, nous devons constater que des hommes comme Wimber, Osborne, Duplessis, Tardif, Jongghi Cho, semblent utiliser des méthodes et des puissances qui ressemblent de façon inquiétante à ce que l’on peut trouver dans la spiritualité du Nouvel Age. Ainsi s’éloigne-t-on, graduellement mais sûrement, de la simplicité de l’Evangile: la foi en Jésus-Christ, Fils de Dieu fait homme, et l’obéissance quotidienne à ces commandements.

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2. Le monde de la santé

Nous pouvons constater dans le monde de la santé un intérêt croissant pour tout ce qui concerne les médecines dites parallèles (acuponcture, sophrologie, hypnose, iridiologie, messages psychiques, yoga, etc.). Ces méthodes sont évidemment liées au nouveau paganisme.

Mais il y a plus. Sans la miséricorde de Dieu agissant de manière concrète au travers de chrétiens vivant leur foi dans leurs circonstances professionnelles, les institutions de la société ne peuvent que se dégrader. La pratique de la médecine n’échappe pas à cette règle. Si l’homme n’est pas créé à l’image du Dieu transcendant et personnel, s’il n’est qu’un élément d’un processus totalement impersonnel, pourquoi faudrait-il alors tant s’inquiéter de la vie de chaque individu?

Bien que à l’image de Dieu, il devient moyen, instrument à dépenser en vue du bien être des autres plus dignes de vivre que lui: cobaye scientifique, banque à organes, foetus à avorter pour ne pas gêner ses parents égoïstes, foetus à fabriquer en laboratoire pour satisfaire les couples stériles, vieux à éliminer lorsqu’ils deviennent décidément trop incommodes pour leur progéniture sans coeur, etc.

On assiste en fait aujourd’hui à une progressive déshumanisation des soins donnés aux éléments les plus fragiles de notre société. Le bien-être de certains privilégiés a remplacé le bien commun défini par la loi transcendante de Dieu.

 

(a) Avortement

Cela a commencé avec les enfants non encore nés. Comme les juifs et les tziganes sous les nazis, des êtres humains sont aujourd’hui systématiquement considérés comme des non-personnes et traités comme tels, dès qu’ils entrent dans la catégorie des non-désirés.

Au CHUV à Lausanne, par exemple, la première question posée à une mère qui téléphone à la maternité pour annoncer qu’elle attend un bébé et souhaite obtenir un rendez-vous est: Désirez-vous garder l’enfant? comme si l’instinct maternel se résumait au fait de vouloir éliminer sa propre progéniture gênante.

Aux Etats-Unis, des dirigeants noirs sont horrifiés de découvrir, dans la proportion démesurée d’enfants noirs avortés, le retour en force, sous une forme sinistre, du racisme. La volonté systématique d’imposer la contraception, l’avortement et la stérilisation au tiers-monde est elle aussi perçue comme une nouvelle forme de racisme eugénique.

 

(b) Enfants malformés et banques d’organes humains

La deuxième catégorie à tomber sous le couteau de nos médecins eugénistes est celle des enfants conçus avec une malformation. L’on tente systématiquement de culpabiliser les parents qui souhaitent garder leur enfant, qui comprennent que l’amour ne s’adresse pas exclusivement aux seuls bien portants. On commence, aux Etats-Unis, au Canada et ailleurs, à éliminer des enfants nés avec des déformations graves et à les utiliser pour alimenter des banques d’organes (60). On n’arrête pas, en effet, les progrès de la médecine, qui ont créé une demande de plus en plus forte d’organes frais.

Un marché a ainsi été créé pour les organes humains, et qui oserait aller à l’encontre des lois sacro-saintes du marché, surtout quand il s’agit de faire du bien? La question se pose: où trouver les organes utilisables en assez grand nombre? Les personnes gravement accidentées, dans le coma par exemple, et qui portent sur eux ce qu’on appelle un testament vivant (qui demande qu’on ne les garde pas inutilement en vie) commencent, surtout aux Etats-Unis, à alimenter ce marché d’organes. L’homme devient ainsi une source d’organes apte à alimenter un marché en pleine expansion.

Quelle importance si pour ce faire il faut tuer quelques non-personnes pour améliorer la qualité de vie d’un être humain plus prospère ou mieux capable de défendre sa place au soleil?

 

(c) Elimination des vieux

Une troisième catégorie de personnes subissent aujourd’hui les effets de ce culte du Moi propre à la spiritualité du nouveau paganisme: ce sont les vieux sans défense légale et sans moyens juridiques, qui ont le tort impardonnable de déranger leur progéniture.

C’est ici que nous voyons que la concentration sur son Moi – le coeur même de la nouvelle morale – ne conduit guère à une plus grande ouverture à l’égard des autres. Ainsi, aux Etats-Unis par exemple, on commence à laisser des personnes âgées littéralement mourir de faim et de soif. Cela s’appelle dans le jargon médical, de l’euthanasie passive (laisser mourir quelqu’un en lui enlevant les soins qu’on lui donnait, ici l’eau et la nourriture), que l’on considère moins grave que l’euthanasie active (faire mourir quelqu’un en lui administrant un médicament mortel ou en débranchant les appareils qui lui permettent de vivre).

Des pays comme le Canada, l’Australie, les Etats-Unis, la Hollande, l’Autriche connaissent un développement effrayant de l’euthanasie, tant active que passive.

 

(d) Nouveau cannibalisme

Voici ce qui nous paraît une résurgence de plus en plus brutale des rites les plus sanguinaires d’un paganisme d’autant plus dangereux qu’il se présente sous le dehors innocent des blouses blanches du corps médical. L’avortement paraît de plus en plus comme le sacrifice vivant d’un enfant offert par le médecin-sacrificateur à la requête de parents désireux d’apaiser le dieu d’une sexualité – EROS – totalement coupée de sa finalité procréatrice.

L’euthanasie dont les personnes âgées font l’objet n’est manifestement rien d’autre que le sacrifice d’êtres humains au dieu CONFORT. Ainsi, à l’amour chrétien de son prochain, de ses enfants, de ses parents, viennent se substituer la pire cruauté, l’indifférence et l’égoïsme sacré du bouddhisme, attitudes imperméables à toute souffrance. La civilisation hindoue n’est pas connue pour ses oeuvres de charité.

 

Mais il y a pire encore. Ces sacrifices humains sont accompagnés d’un retour au plus pur cannibalisme.

Qu’est-ce au juste que le cannibalisme?

Ce n’est pas simplement une forme un peu spéciale de gastronomie. En mangeant les organes vitaux de son ennemi ou de la personne sacrifiée rituellement, on croit assimiler sa force vitale, soit personnellement soit pour le bien de la société. Qu’en est-il aujourd’hui? On élimine des êtres humains pour pouvoir en prélever des organes et les implanter à d’autres. On utilise des foetus pour fabriquer des cosmétiques aptes à rajeunir une peau fanée. On emploie des embryons frais (pardon! des bébés frais) pour produire des substances rajeunissantes. On maintient en laboratoire des embryons en vie à des fins scientifiques. On cherche à coupler génétiquement embryons humains et embryons animaux, des rats et des hommes par exemple. Voici où nous conduit la déshumanisation propre au nouveau paganisme.

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3. Face à la mort

Nous en venons tout naturellement à un autre domaine où le nouveau paganisme exerce une influence particulièrement néfaste sur notre société, celui de l’attitude face à la mort. Dans notre civilisation néo-païenne, la mort est de plus en plus considérée comme étant une bonne chose. L’utilisation courante d’expressions telles «la mort douce» ou «mourir avec dignité» témoignent de ce changement psychologique et spirituel.

Les récits de plus en plus nombreux d’expériences spirites de personnes prétendant avoir passe par la mort clinique et être revenues à la vie, qui ont été popularisés par les livres de Mme Kubler-Ross et du Dr Moody, accréditent l’idée que la mort est sans risque, qu’elle ne contient aucun aiguillon, que le monde à venir accueille tout le monde à bras ouverts, sans discrimination aucune, en bref que l’idée d’un enfer dans l’au-delà n’est qu’un conte de nourrice, un dragon en papier inventé par les chrétiens pour donner un crédit trompeur à leur religion exclusive.

 

Réponse chrétienne

Mais nous savons que si Jésus-Christ a effectivement vaincu la mort et que, si pour les chrétiens, elle ne détient plus ses anciennes terreurs (malgré l’épreuve qu’elle demeure toujours), pour ceux qui n’ont pas la foi, elle s’ouvre sur cette réalité effrayante de l’enfer et des peines éternelles. Car nous savons que l’homme ne vit qu’une fois sur cette terre et qu’après la mort vient le jugement.

Toutes ces soi-disantes expériences post-mortem accréditent le mythe d’une vie ultérieure lumineuse pour tous, vie où tous sont acceptés, quels que puissent avoir été leur foi ou leur comportement ici-bas. Nous retrouvons ici l’universalisme religieux d’un Karl Barth, dont nous avons déjà parlé.

Les soi-disantes expériences de vies antérieures obtenues sous hypnose ou dans un état de transe accréditent également la légende si courante dans le néo-paganisme de la réincarnation, de la métempsycose.

Aux Etats-Unis, on en est même venu à introduire dans les écoles (après l’éducation sexuelle et les cliniques sexuelles) des cours et des psycho-drames scolaires sur la mort. Tout cela a tendance à banaliser la mort, à la rendre attrayante, désirable. Un tel encouragement à l’instinct de mort qui sommeille dans le coeur de tous les hommes, explique sans aucun doute la croissance prodigieuse de la vague de suicides qui sévit dans tous les pays de l’occident, surtout parmi la jeunesse.

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4. L’invasion générale de toutes les disciplines par l’esprit du nouveau paganisme

L’immoralité et la criminalité croissantes de nos sociétés sont étroitement liées au relativisme moral et au subjectivisme. Ce relativisme s’est introduit dans la psychologie et dans la pédagogie, faisant disparaître les absolus moraux. Il est intéressant d’apprendre que les débuts de la psychanalyse étaient étroitement liés à l’occultisme. En effet, Freud reconnaît que les origines de ces méthodes d’analyse avaient comme source des pratiques explicites d’occultisme cabalistique. De même la psychologie de Jung, qui se sépara assez rapidement de Freud, baignait dans l’ésotérisme et les mystiques orientales(61). Cette nouvelle spiritualité se retrouve dans le monde des affaires. Non seulement les pratiques occultes de concentration et d’influence du comportement d’autrui sont monnaie courante dans les nouvelles techniques de vente, mais on cherche de plus en plus à introduire différentes formes de méditation ou de dynamique de groupe à base ésotérique dans les séminaires de formation pour hommes d’affaires. Ce néo-paganisme a envahi des domaines tels que l’économie, la musique (populaire et sophistiquée), l’art, les sciences, la littérature, etc. (62) .

Les bases de toute notre culture sont en train de basculer vers ce néo-paganisme. Nous nous trouvons de plus en plus entourés d’un monde spirituellement souillé et, comme Daniel à la cour du roi de Babylone, nous devons prendre la précaution élémentaire de nous conformer sérieusement aux commandements de Dieu.

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5. La nouvelle religion

Pour finir ce tour d’horizon, regardons un instant un autre domaine où la nouvelle spiritualité joue un rôle capital: celui de la religion ésotérique qui prend partout la place du christianisme. L’astrologie a certainement plus d’influence sur le comportement des masses aujourd’hui dans nos divers pays que la Bible. Les réunions publiques pour la défense de la foi dans nos villes sont quasiment inexistantes. Partout, cependant, on voit afficher des rencontres ésotériques et occultes de tous genres. Voici quelques extraits du programme genevois pour l’hiver 1989 proposé par la revue «Synthésis»:

 

– L’art de la guérison spirituelle.

– Les sons: une force de guérison.

– La santé par les couleurs.

– Energie et guérison.

– Rééducation du contrôle cérébral.

– Les cristaux pour notre développement personnel.

– Introduction à la thérapie des vies antérieures.

– La guérison des attitudes. – A la découverte de soi.

– L’amour qui guérit.

– Les harmonisants du Dr Bach. – Les bijoux métaphysiques.

– Le yoga des yeux.

 

«Time life» diffuse en masse en Suisse, et sans doute dans d’autres pays, un procédé dont le but serait d’évaluer les dons médiumniques personnels des lecteurs. Un autre envoi de masse passant récemment par la poste propose un anneau à fixer à l’oreille qui ferait immanquablement perdre tous les kilos qu’on aurait en trop. Ou bien, il est question dans le journal publicitaire «Trente jours» des morts qui se manifesteraient à leurs proches au téléphone ou, encore mieux, visuellement par le poste de télévision. Sans parler de l’ultra-célèbre Lynn Palmer, «la meilleure astrologue et numérologue du monde», nous dit-on, capable de prédire sans faute votre avenir, contre pièces sonnantes bien sûr.

 

Quelle bigoterie, quelle crédulité superstitieuse, à une époque où tout est de plus en plus rationalisé! Mais derrière tant d’âneries, de faux semblants et de duperies se trouve cependant une réalité des plus inquiétantes. A ce sujet la Bible est claire:

La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive. Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l’ont pas glorifié comme Dieu… Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous; et ils ont remplacé la gloire du Dieu incorruptible par des images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles. C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs coeurs. Rom 1.18-23

L’invasion de pratiques ésotériques à laquelle nous assistons est manifestement un jugement de Dieu sur des nations qui l’ont connu autrefois et qui s’en sont volontairement détournées. De telles pratiques ne peuvent, à leur tour, qu’entraîner de nouveaux jugements, plus redoutables encore. La Parole de Dieu nous en donne un terrible avertissement:

Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras pas à imiter les pratiques horribles de ces nations-là. Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui se livre à la divination, qui tire des présages, qui ait recours à des techniques occultes ou à la sorcellerie, qui jette des sorts, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou prédisent l’avenir, personne qui interroge les morts. En effet, quiconque se livre à ces pratiques est en horreur à l’Eternel; et c’est à cause de ces horreurs que l’Eternel, ton Dieu, va déposséder ces nations devant toi. Tu seras entièrement consacré à l’Eternel, ton Dieu. Car ces nations que tu déposséderas écoutent les tireurs de présages et les devins; mais à toi, l’Eternel ne le permet pas. Deut 18.9-14

Si un homme ou une femme ont en eux le pouvoir d’invoquer les morts ou de prédire l’avenir, ils seront punis de mort; on les lapidera: leur sang retombera sur eux. Lév 20.27

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Conclusion

Que devons-nous faire?

Nous nous trouvons à un carrefour. Face à cette iniquité spirituelle sans nom que faut-il donc faire? Que faut-il entreprendre contre cette marée d’iniquité apparemment irrésistible? Ma réponse est simple: nous devons faire ce que l’Eglise fidèle de Dieu a toujours fait. Le Nouveau Testament exhorte l’Eglise de tous les temps en ces termes:

 

C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi en Jésus. Apoc 14.12

La religion pure et sans tache, devant Dieu le Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se garder des souillures du monde. Jac 1.27

Examinez ce qui est agréable au Seigneur; et n’ayez rien de commun avec les oeuvres stériles des ténèbres, mais plutôt dénoncez-les. Eph. 5.10-11

Dans un temps comme le nôtre, en dépit de toutes les pressions d’un nouveau monde païen, l’Eglise de Dieu doit d’abord persévérer dans l’essentiel, dans la foi véritable au Fils de Dieu, notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, et dans l’obéissance à la loi de Dieu. Voilà notre programme. Il faut absolument et de toute urgence restaurer la prédication de tout le conseil de Dieu dans nos Eglises. Il nous faut aussi veiller les uns sur les autres, nous exhortant mutuellement chaque jour à obéir en toutes choses à la Parole de Dieu. L’Eglise locale deviendra alors à nouveau cette ville située sur une colline visible loin à la ronde, cette lampe sur un chandelier éclairant toute la maison, ce sel qui purifie une terre corrompue. C’est par notre amour pour les malheureux, et parmi eux les veuves et les orphelins, les vieux et les enfants non encore nés, que nous manifesterons concrètement notre réponse reconnaissante et obéissante à la miséricorde de Dieu pour nous.

Une telle Eglise n’aura pas seulement l’apparence de la piété elle en possédera véritablement la force. Elle saura proclamer la loi de Dieu à un monde mauvais, dénonçant leurs iniquités aux hommes, mettant le doigt sur les perversions propres au temps et au lieu où Dieu l’a placée.

Ainsi seront enfoncées les portes de l’enfer et renversées les citadelles du diable. L’Eglise manifestera à tous qu’aujourd’hui encore la prédication de la croix est véritablement la puissance de Dieu pour tous ceux qui mettent leur confiance en Jésus-Christ. Que le Dieu de toute miséricorde nous vienne en aide.

Jean-Marc Berthoud

Source : Regard