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Mission : Volley-Ball au Cameroun – Un rêve devenu réalité

L’idée de notre voyage est venue au cours d’une soirée ordinaire, un peu comme un rêve ou un défi qu’on se lance sans vraiment croire que c’est possible. Nous avions envie de partir « en mission ». C’est avec l’aide de la famille Minard (missionnaires au Cameroun) qu’un projet s’est mis en place et que nous avons pu le réaliser. Il s’agissait de réunir des livres destinés à la création d’une bibliothèque au Collège de Mokong (I’IBM, Institut Biblique de Mokong), de trouver un ou deux ordinateurs et d’organiser un tournoi de volley-ball pour rencontrer les jeunes du pays.

Dès le mois de septembre 2000, il nous a fallu mener de front plusieurs « batailles » : trouver les fonds pour financer le projet, persuader notre entourage que ce n’était pas une folie, nous procurer des vaccins auprès des laboratoires (vaccins très coûteux et non remboursés)et trouver les livres et les ordinateurs. Pour tout cela, nous avons travaillé, fait des chantiers et rendu des services dans l’Église. Tout ceci a rapporté quelque argent. Nous avons eu très rapidement l’appui du pasteur, du Conseil et de l’Église. Avec l’aide de nos médecins, nous avons obtenu des vaccins pour tous, et les gens de l’Église nous ont offert beaucoup de livres. Nous avons même reçu deux ordinateurs en don! Nous avons souvent fait des actes de foi qui pouvaient paraître pure folie lorsque, par exemple, nous avons réservé les billets d’avion en versant des arrhes sans savoir si nous trouverions l’argent pour le reste !

Trois semaines plus tard, nous étions tous de retour. Vêtus de tenues africaines, garçons et filles les cheveux tressés, nous étions transformés par ce que nous avions vécu et découvert là-bas. Au cours de ce voyage, nous avons vu la capitale: Douala, puis une région très pauvre, le Nord Cameroun, avant de finir notre séjour par le Sud où la végétation est beaucoup plus luxuriante. Nous avons découvert les pistes, les nids de poule et les routes inondées, les églises installées sous un toit de fortune, avec des parpaings en guise de bancs, les cases et les « concessions familiales », la cuisine en plein air, la boule de milet les malakas (sorte de beignets) comme nourriture quotidienne. Nous avons rencontré des groupes de jeunes plus « organisés » que les nôtres avec présidents, vice-présidents, trésoriers, secrétaires, etc. …

Nous avons remis les livres, installé les ordinateurs en passant du temps à former les jeunes sur place à leur maniement. Dans le Sud, nous avons participé à la création d’une Église à Kribi dont nous avons toujours des nouvelles encourageantes puisqu’elle grandit et se fortifie. Les Camerounais ont été marqués par la jeunesse de notre groupe(entre 15 et 18 ans) « un vrai groupe de jeunes », comme ils disaient. Nous ne sommes pas arrivés là-bas en terrain conquis, mais avides d’apprendre et de recevoir autant que de donner ; cet échange a été également riche pour les Camerounais qui nous accueillaient.

Quant au volley, nous n’avons jamais réussi à gagner une partie mais nous avons fait des progrès fulgurants! Qu’importe! Nous avons gagné des amis! Nous avons le projet d’y retourner l’été prochain et nous sommes attendus.

Par le groupe de jeunes de Compiègne