Témoignage de Thierry, guéri par le Seigneur de son homosexualité

Avant ma conversion, mon passé était plutôt tumultueux. Mon cœur était rempli d’amertume et j’étais rebelle à tout ! J’attribuais à Dieu la responsabilité de tous les malheurs de ma triste vie. J’essayais de combler ce vide intérieur en fumant du haschich et en buvant beaucoup d’alcool. Je ressentais un profond manque d’amour qui me précipitait dans des relations homosexuelles, de partenaire en partenaire. En prenant des risques considérables, je mettais en péril ma santé physique et mentale. Mon premier vrai contact avec l’évangile a eu lieu il y a une quinzaine d’années. Quelques chrétiens distribuaient des tracts dans la rue. L’un d’eux m’a tendu son petit papier, et il a cru bon de m’assurer que Jésus m’aimait ! Je l’ai envoyé « sur les roses » ! Je l’ai traité de menteur et de fou, j’ai chiffonné son papelard et l’ai jeté sur le trottoir. «Je prierai pour vous» a été sa réponse.

L’année 1997 était une triste période pour moi. Je sortais d’une énième rupture avec un garçon et je me sentais plus mal dans ma peau que jamais. J’étais vide et désabusé. Je ressentais au fond de moi une soif de vérité et d’authenticité. Un jour, j’ai remarqué qu’une de mes collègues portait une petite croix à son cou. Je lui ai dit que Jésus était certainement quelqu’un de bien, mais « sûrement pas le fils de Dieu ». Toutefois, j’ai acheté une Bible afin de me faire ma propre opinion sur la «religion». J’ai commencé ma lecture par le début, la genèse. Là, surprise, j’ai découvert beaucoup d’épisodes de violence. J’étais choqué ! Je me suis dit dans un premier temps : « Si c’est ça, Dieu, je n’en veux pas ! » Mais j’ai poursuivi ma lecture, tantôt dans le Nouveau Testament, tantôt dans l’Ancien. Un jour, j’ai lu Esaïe, chapitre 53. C’était pour moi une révélation : ce prophète parlait déjà de Jésus, 600 ans avant sa venue ! C’est là que j’ai réalisé cette vérité : Jésus m’aime ; il est mort pour moi et pour mes péchés ; je suis entièrement pardonné. J’ai beaucoup pleuré. Seul, dans ma chambre, j’ai donné ma vie au Seigneur. Je ressentais tellement fort son amour ! Cette paix était toute nouvelle pour moi ! Et Dieu m’a délivré de l’alcool et de la drogue.

Cependant, je me suis de nouveau rebellé contre Dieu lorsque j’ai lu dans le livre du Lévitique : «Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux.» (20 :13). En fait, je n’étais pas encore délivré de mon homosexualité. Je ne comprenais pas que ce texte de la loi de Dieu me condamne : « Après tout, c’est lui que m’a créé comme ça, n’est-ce pas ? » C’est du moins ce que je croyais. Je n’ai plus touché à ma Bible durant les 3 semaines qui ont suivi. Puis le vide et la tristesse m’ont de nouveau envahi. J’ai capitulé devant Dieu : «Ok Seigneur, ce n’est pas dans ta volonté que je sois homo. Je l’accepte. Je ne sais pas comment tu peux me changer. » J’en étais là dans mes réflexions, ne sachant que faire, lorsqu’un jour j’ai ressenti le besoin d’aller à l’église. Il fallait que je trouve des chrétiens qui partagent ma foi. Un samedi, j’ai acheté le journal et j’ai relevé, à la rubrique « cultes », l’adresse d’une église évangélique. Je m’y suis rendu le lendemain. J’ai tout de suite compris que Dieu m’avait conduit comme à la maison, chez mes frères et sœurs.

C’était l’année de la nouvelle législation sur le Pacs. Les discussions entre chrétiens, à ce sujet, me laissaient mal à l’aise. Je me sentais en décalage. Un soir, particulièrement, j’ai beaucoup hésité à me rendre à une réunion de prière car je savais que l’on prierait pour s’opposer à l’adoption de cette loi. Je craignais d’y entendre des propos en contradiction avec ma position trouble. Finalement, comme je devais emmener dans ma voiture une dame de l’église, je m’y suis rendu ; à contre cœur ! La réunion s’est passée mieux que je ne l’avais prévu. Elle allait même changer le cours de mon existence ! Apparemment, cette réunion se déroulait comme toute autre, mais, intérieurement, j’ai senti un changement en moi. J’ai compris que Dieu me délivrait, comme cela, sans manifestation particulière. J’ai su que j’étais maintenant guéri et libéré. Et en novembre, j’ai été baptisé d’eau.

En juin de cette année, j’ai rencontré celle qui allait devenir mon épouse. Nous nous sommes fiancés, et mariés en juillet 1999. Mon épouse avait déjà deux enfants, et j’étais sidéré que le Seigneur et elle puissent me faire confiance pour assumer mon rôle de père. En mai 2000, notre petit garçon est venu au monde ! J’étais comblé, tout baignait.

Peu à peu, je me suis laissé aller à négliger ma vie spirituelle. Mes «vieux démons» faisaient mine de revenir. Dieu soit loué pour la foi de mon épouse qui m’a alors soutenu et encouragé. Sans elle, j’aurais « replongé ». Il est vrai que Dieu m’avait auparavant délivré, mais j’avais oublié que j’avais ma part à faire. J’ai beaucoup de reconnaissance envers mon épouse pour son amour. Avec son aide, j’ai entrepris un travail de reconstruction dans mon être intérieur, pour régler ces problèmes en profondeur, afin qu’ils ne se produisent plus. Mon épouse m’a aidé à prendre conscience que je suis l’homme que Dieu veut que je sois. Je suis aussi reconnaissant à Dieu pour la fidélité de mes frères et soeurs, qui ne m’ont pas rejeté lors de mes « dérapages », et qui m’ont soutenu dans la prière.

La bénédiction de Dieu nous a permis d’avoir une autre fille en novembre 2003. Pendant la grossesse de ma femme, j’étais un peu inquiet. Nous avions appris que l’enfant serait une fille, et je n’avais pas complètement réglé ma relation avec le sexe féminin. Il restait en moi un mélange de peur et de haine. Quand notre fille est arrivée, j’ai su que Dieu m’avait de nouveau touché et que les cicatrices de mes blessures étaient enfin guéries. L’Eternel m’a réconcilié avec moi-même. Il m’a rendu mon identité d’homme, que l’ennemi m’avait volée.

Si le chemin a été long et difficile, Dieu a été avec moi chaque jour. Il m’a m’entouré de sa grâce et m’a empêché de tomber. Merci Seigneur Dieu, tu m’as délivré et pardonné en Jésus-Christ !

AMEN