Le Pape est-il sauvé ?

Petite histoire sur le pape
Le Pape se présente à la porte du ciel et a la surprise de voir Jésus en personne lui ouvrir !
Une belle conversation qui nous exhorte à bien choisir la clef qui nous ouvrira la porte du ciel
Le samedi 2 avril dans la soirée, le pape Jean-Paul II frappe à la porte du ciel.

Après quelques instants, la porte s’ouvre.

Première surprise et grande déception. Ce n’est pas un Saint-Pierre, ni la vierge (blanche ou noire), mais le Christ lui-même qui ouvre la porte. Rien d’étonnant puisqu’il a affirmé en Jean 10/9 : « Je suis la porte»

– Bonjour Seigneur ! Je suis le pape Jean-Paul II, le Saint-Père, et je viens…

– Je te coupe, tu dis être le pape, le Saint-Père, mais as-tu oublié ce que je disais quand j’étais sur la terre :

« N’appelez personne sur la terre votre Père ; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux» Matthieu 23/9.
Ce sont les hommes qui t’ont donné ce titre, mais à mes yeux, c’est sans importance !

– Tu oublies, Seigneur, que je suis ton vicaire…

– Comment ? Un vicaire remplace un absent. Je ne suis jamais absent, en plus, je vous ai envoyé le Saint-Esprit. Je ne vous ai jamais laissé orphelins ! (Jean 14/18)

– Pourtant, Seigneur, des milliers de personnes se sont prosternées devant moi…

– Et tu as laissé faire ? Ne sais-tu pas que, lorsque quelqu’un voulait se prosterner devant celui que tu considères comme le premier pape, celui-ci s’est opposé ? (Actes 10/26)

– Seigneur, tu sembles oublier tout ce que j’ai fait pour toi. J’ai fait plus de cent voyages sur les cinq continents, j’ai publié quatorze encycliques, j’ai…

– Je suis encore obligé de t’interrompre. Je trouve que ta théologie n’est pas en accord avec les Ecritures.
Ecoute-moi bien : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2/8-9)
Attention, ne te glorifie pas !

– Et pourtant, Seigneur, je pensais bien faire !

– Tu sais, tes voyages coûtaient cher. Mes déplacements l’étaient beaucoup moins. Je me contentais d’un âne, une 2CV t’aurait suffi. Si je me souviens bien, ton dernier voyage en France est revenu à 5.120.000 francs, ce n’était pas encore le temps de l’euro, tu peux toujours
diviser par 6,55957…

– Seigneur, il faut que tu me laisses entrer dans ton ciel, car des millions de personnes prient pour le salut de mon âme.

– Si ce n’était pas trop sérieux, je trouve ton argument ridicule. N’es-tu pas sûr de ton salut ? En plus, et écoute bien cela, dès que tu as rendu l’âme, ma décision à ton sujet était faite, dans ma sainteté, ma justice et mon amour ; et des millions de prières ne peuvent modifier la juste décision de Dieu.

– Il me semble, Seigneur, que tu connais la Bible un peu mieux que moi. C’est vrai, j’ai lu tellement d’ouvrages théologiques de notre église et j’ai négligé ta Parole. Mais quand même, Seigneur, je suis le chef d’une importante organisation, je suis le pasteur des pasteurs, en plus…

– Halte ! Jean-Paul, là encore je suis obligé de te reprendre. Celui que tu considères comme le premier pape, et que tu devrais imiter, s’est simplement nommé ancien comme les autres. (1 Pierre 5/1)

– Et puis, quelque chose qui doit te faire plaisir. J’ai lutté de toute mon énergie pour le rapprochement des religions. Souviens-toi d’Assise ! Que c’était beau de voir des catholiques,
des orthodoxes, des anglicans, des protestants, des Juifs, des musulmans,des bouddhistes, des hindouistes et d’autres prier ensemble…

– Prier qui, prier quoi, prier comment ? Sais-tu, Jean-Paul, que j’ai en horreur de tels rassemblements. Je suis vraiment peiné de voir que tu ne connais pas des paroles solennelles que j’ai dites : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14/6)
D’ailleurs ton soit disant premier pape affirme la même chose. Il n’y a de salut qu’en Jésus ! (Actes 4/12)

– Ne te souviens-tu plus, Seigneur, que tu as dit un jour à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise ? »

– Ce jeu de mots « Pierre et pierre » n’existe qu’en français. Je parlais araméen, et là, j’ai bien fait la différence entre l’homme Pierre et cette confession magistrale « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant». C’est sur cette confession, ce Roc, que moi – et pas toi – je bâtirai mon Eglise.

– Moi, le pape, je suis le successeur de Pierre.

– Mais, Pierre n’a pas de successeur !

– Désolé, Seigneur, tous nos théologiens justifient la papauté par ce verset.

– Voyons, Jean-Paul, tu fais partie d’une secte, en sortant des versets hors de leur contexte. Lis la suite en Matthieu 16/23 « Arrière de moi, Satan ! Tu m’es en scandale, car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. »

– Tu sembles oublier une autre de tes paroles, Seigneur. Dans Jean 21/15-18 !

– Tu as bien confié à Pierre l’ensemble des chrétiens ?

– C’est vrai, Pierre avait un rôle dans la jeune Assemblée. Il devait, durant quelques années, veiller sur les nouveaux convertis, mais rien de plus.

– Seigneur, j’ai oublié de te dire que je suis également un souverain politique. Je suis à la tête d’un état appelé : cité du Vatican.

– Pauvre Jean-Paul ! Tu as oublié une fois de plus mes paroles « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu 22/21) Ne vois-tu pas que le pouvoir spirituel n’a rien à voir avec le pouvoir temporel. Je l’ai pourtant précisé clairement : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » (Jean 18/36)

– C’est quand même beau le Vatican, ses bâtiments somptueux, ses milliers de cierges allumés, ses vitraux, tout cet or…

– Là encore, tu n’as rien de commun avec ton soit disant premier pape qui n’avait ni argent ni or. (Actes 3/6)

– Seigneur, tu ne peux quand même pas mettre en doute ma grande piété. Partout où je suis allé, je me suis respectueusement prosterné devant les statues de la Vierge.

– N’as-tu pas appris, Jean-Paul les dix commandements ? Par exemple : « Tu ne feras pas d’image taillée et tu ne te prosterneras pas devant elle » (Exode 20/4-5)

– Mais Seigneur, c’était des statues de ta mère, de la Vierge, notre médiatrice…

– La médiatrice, ça existe en géométrie, mais pas en théologie, encore moins en théologie biblique. (1Timothée 2/5)

– Je te répète, Seigneur, c’était des statues de la Sainte Vierge…

– Non, ma mère ne veut pas être représentée. D’ailleurs, tu ne sais pas si elle était grande ou petite, blonde ou noire. En plus, après ma conception miraculeuse et ma naissance,
elle a épousé Joseph et j’ai eu au moins six demi-frères et demi-sœurs. Quelle belle famille ! (Matthieu 13/55-56)

– Je vais quand même demander à la Vierge de m’ouvrir la porte du ciel.

– Désolé Jean-Paul, c’est moi qui ouvre la porte !

– Ta mère se laissera fléchir et j’irai quand même au ciel, j’ai toujours vénéré ses statues.

– Non Jean-Paul, je suis juste et j’applique ma Parole qui affirme solennellement : « Dehors les idolâtres !» (Apocalypse 22/15)

– Je te prie donc, Seigneur, d’envoyer quelqu’un au Vatican pour qu’il leur atteste ces choses, afin qu’ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.

– Ils ont l’Evangile, qu’ils le lisent, qu’ils le méditent et qu’ils abandonnent toutes les traditions humaines. (Luc 16/27-31)

– Tu vois, Seigneur, depuis que je suis mort, tout le monde dit du bien de moi.

– « Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c’est ainsi qu’agissaient leurs pères à l’égard des faux prophètes ! » (Luc 6/26)

– As-tu vu l’enterrement grandiose qu’on célébrait pour moi ?

– « Laisse les morts ensevelir les morts ! » (Matthieu 8/22)

Source : http://jesusetlabible.blogspot.com